Mercier-Hochelaga-Maisonneuve

OrigAMI Explorateur: un message de paix et d’espoir à partager

Un total de 1000 grues en origami ont été rassemblées en symbole de paix dans Viauville ce lundi.

Une œuvre éphémère intitulée Le chaos et la paix a fait son apparition ce lundi dans le secteur de la friche de Viauville. Constituée de 1000 grues japonaises de papier, cette installation a été aménagée par OrigAMI Explorateur, une artiste qui fait de l’art de rue depuis trois ans.

Prénommée Mélanie, l’artiste a opté pour un dégradé de couleurs allant du rose au rouge en passant par le fuchsia pour son œuvre à Viauville car, selon elle, la seule manière de provoquer des changements, «c’est avec l’amour, c’est avec le cœur».

À l’intérieur des origamis se trouve un message écrit à la main, porteur d’espoir, de rêve, ou tout simplement pour faire sourire, explique l’artiste.

C’est pourquoi les grues de papier doivent être récupérés par les passants.

«Le but, ce n’est pas que les origamis restent là et qu’ils deviennent des déchets. Le but, c’est que tout ça s’envole ailleurs», soutient l’artiste.

Elle souhaite donc que les gens apportent la grue de papier chez eux, la donne à des gens qu’ils apprécient ou encore la redépose dans la ville.

«Quand je marche et que je vois des origamis ailleurs dans la ville, le jeu est à son summum», mentionne Mélanie en riant.

Photo: Émilie Pelletier

Appuyer son message

Comme la grue du Japon est déjà en soi un symbole de paix, l’artiste n’avait jamais senti le besoin auparavant d’appuyer son message, mais avec ce qui se passe en Ukraine actuellement, elle considère que c’est maintenant nécessaire.

«Depuis deux, trois semaines, c’est juste des signes de paix que je dépose dans la rue, parce que ça prend un message encore plus fort.»

Quand Mélanie a vu les Ukrainiens se réfugier dans le métro lors des bombardements, sa première pensée a été d’imaginer ce qui se passerait ici si les Montréalais devaient s’abriter dans la station Berri-UQAM.

«C’est vraiment quelque chose qui me touche énormément, ce qui se passe là-bas, raconte Mélanie, un trémolo dans la voix. Les femmes, les enfants, les hommes, comment ils doivent se sentir face à tout ça. Même pour les Russes qui sont là, c’est triste. C’est dramatique ce qui se passe.»

Le 10 mars, c’est ainsi dans le quartier ukrainien de Rosemont que l’artiste a choisi de distribuer son art en accrochant un peu partout des grues jaunes et bleues, aux couleurs du drapeau de ce pays d’Europe de l’Est.

Pendant sa tournée dans le quartier, accompagnée de son chien, Mélanie a remarqué un va-et-vient de voitures qui apportaient des biens à la cathédrale orthodoxe ukrainienne de Sainte-Sophie.

Sollicitée par une femme demandant un coup de pouce, l’artiste a mis la main à la pâte pour recueillir les dons accumulés afin de venir en aide aux réfugiés ukrainiens en route pour le Canada.

Elle dit être repartie heureuse à la fin de sa journée d’avoir pu contribuer à cet élan de solidarité.

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