Malgré le temps pluvieux, une douzaine de personnes se sont rassemblées le 6 mai pour une balade de sensibilisation au boisé. La rencontre organisée par le Comité pour la protection du patrimoine IDS a permis un éveil des sens en pleine nature tout en rappelant les ravages causés par l’agrile du frêne.

À peine la marche débutée que rapidement, les appareils photo ainsi que les jumelles font leur apparition. Les plantes sont analysées, les animaux sont guettés et le boisé est photographié sous toutes les coutures.

Parmi le petit groupe, Claire Desruisseaux. Cette passionnée de promenades s’arrête fréquemment pour apprécier le diamètre impressionnant d’un arbre ou les trous formés par un pic-bois.

«Je dois avouer que c’est merveilleux tout ce qu’on peut découvrir ici, juste en regardant autour de soi, mais c’est aussi fragile et il faut donc le protéger à tout prix», précise la résidante de la terre ferme, qui en était à sa première visite au Domaine Saint-Paul.

L’Insulaire Françoise Bourgeois soutient pour sa part qu’elle est venue se ressourcer, se sentant privilégiée d’habiter sur place. De plus, cette Française d’origine a tiré avantage de la présence d’un guide.

«C’est le calme avec la nature aux portes de la ville. Une nature qui se transforme et qui se redécouvre au fil des saisons», soutient celle qui espère que ce boisé reste protégé.

Replanter
Les ravages de l’agrile a forcé la coupe d’arbres, créant ainsi des clairières. Une situation dénoncée par la présidente du Comité, Nina Blussé Gould, qui explique que la présence plus importante de soleil favorise le développement d’espèces invasives.

«Il est ensuite très difficile de les déloger donc il est préférable d’agir maintenant, de planter de nouveaux arbres, de manière régulière et au besoin», fait-elle valoir.

Elle souhaiterait donc que des espèces plus résistantes que le frêne soient priorisées pour la plantation, comme le bouleau, l’érable rouge et le peuplier. Les arbres devraient également être suffisamment grands et larges pour résister aux écureuils, qui mangent les pousses.

Mme Blussé Gould évoque la possibilité de faire appel à des bénévoles pour planter les arbres et d’inclure les plus jeunes.

«L’école de L’Île-des-Sœurs est juste à côté alors les enfants de 4<V>e<V> année pourraient participer dans le cadre d’un éveil à la nature».

Cette année, la crue des eaux et les fortes précipitations ont inondé le sentier qui longe le lac des Battures, lorsqu’on se dirige vers les tortues, une situation inédite.

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