L’usure du temps fait son œuvre dans plusieurs rues de Lachine qui montrent des signes de fatigue. Le sujet alimente les conversations des garagistes et des automobilistes. À l’arrondissement, on ne ferme pas les yeux sur l’état des rues, mais on doit établir des priorités dans la réalisation des travaux. «On y va à la pièce», dit le maire Dauphin.

Le bitume se désagrège sous l’action du gel et du dégel de l’eau qui s’infiltre. Un trou se forme et s’agrandit avec le passage répété de véhicules. C’est ainsi qu’apparaissent, surtout au printemps, les fameux nids-de-poule. Un article paru dans La Presse le 7 mai dernier, soulignait d’ailleurs que l’an dernier, les rues de Lachine étaient parmi les plus détériorées à Montréal.

Malgré tout, une équipe de la voirie parcourt l’arrondissement pour localiser ces nids-de-poule et les boucher. Selon le maire de Lachine, «des rues ont été refaites, mais selon nos capacités budgétaires; ces travaux figurent par ordre de priorité et sont comptabilisés dans le programme triennal d’immobilisations (PTI). Par exemple, dans le secteur de Lachine-Centre, où il y a en ce moment plusieurs constructions résidentielles, on refera les trottoirs avant de paver les rues», ajoute Claude Dauphin.

Des témoignages percutants

Les garagistes sont bien placés pour évaluer les causes des dommages causés aux véhicules par l’état des rues. Jour après jour, les mécaniciens constatent les dommages sous les véhicules.

Le garagiste Sylvain Thériault est conscient de l’état des rues municipales, mais il s’empresse de dire: «On est à Montréal et il y en a partout des trous dans les rues, ici et dans tout le Québec, note le jeune garagiste. On s’en aperçoit en constatant les dommages sur les véhicules».

Pour Denis Tremblay, qui est dans la vente et l’installation de pneus depuis plus de 25 ans, «les rues sont vraiment maganées; ça fait bing bang quand tu roules», affirme-t-il dans un langage coloré. J’ai vu des roues croches, des jantes pliées, des mags brisés et des pneus fendus sur le côté à cause des trous dans les rues».

Pour le gérant de Chénier Auto, Jack Zito, «on change beaucoup de pièces à l’avant des véhicules comme les ball joint (joint à rotule) et des pièces dans la direction qui sont “lousses” bien avant leur usure normale», affirme-t-il. L’état des rues à Montréal n’est pas étranger à l’usure prématurée de certaines pièces, selon cet expert qui estime qu’on change des pièces sur des voitures japonaises après 40 000 km alors qu’avant on le faisait après 80 000 km ou plus.

À lire également:

Lachine veut plus d’argent pour ses rues

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!