L'Express d'Outremont/Mont-Royal – Patrick Sicotte Julia Sánchez se présente à l'investiture du Nouveau parti démocratique en vue de l'élection partielle dans Outremont.

L’ancienne directrice générale du Conseil canadien pour la coopération internationale (CCCI), Julia Sánchez, se lance en politique sous la bannière du Nouveau parti démocratique (NDP) dans Outremont. Lors d’une élection partielle prévue à l’automne, elle tentera de conserver la circonscription fédérale aux mains du NPD, récemment délaissée par l’ancien chef du parti, Thomas Mulcair.

Après sept ans à Ottawa, la candidate fait un retour dans le quartier où elle entend résider si elle gagne ou non. Le 5 août, Mme Sánchez a officiellement annoncé qu’elle briguait l’investiture néo-démocrate qui aura lieu à la fin du mois. Elle est pour le moment la seule candidate connue.

Mme Sánchez affirme avoir décidé il y a un an de quitter son emploi et de retourner à Montréal. Au même moment est arrivée une proposition du NPD, dont elle appuie les idées depuis quelques années, pour remplacer M. Mulcair à titre de député d’Outremont.

«Quand l’opportunité s’est présentée, le timing était parfait. C’est dans une circonscription où j’ai des racines et où j’ai habité il y a 14 ans», raconte la femme d’origine péruvienne qui a aussi travaillé en Asie de 2003 à 2011.

Selon elle, la fonction d’élue lui permettrait d’influencer différemment les politiques gouvernementales et de poursuivre son travail sur des dossiers qu’elle a traités au CCCI, notamment en lien avec la lutte contre la pauvreté et la promotion de la justice sociale.

Bataille

Mme Sánchez est de retour à Outremont depuis deux semaines. Elle a déjà commencé à rencontrer les citoyens. La candidate dit noter des inquiétudes de la population à propos de l’accès à des loyers à prix modique.

Elle voudrait aussi régler le dossier d’aménagement de passages piétonniers aux abords de voies ferroviaires, dont l’enjeu préoccupe de nombreux électeurs depuis quelques années.

Mme Sánchez reconnaît que l’élection est loin d’être gagnée pour elle. «C’est évident qu’il y a moins de gens qui me connaissent. J’ai du rattrapage à faire, mais je pense que j’ai beaucoup d’atouts qui vont m’aider comme le fait d’être immigrante. À Côte-des-Neiges, il y a plus de 120 langues qui sont parlées, alors il y a plein d’immigrants. Je peux comprendre la situation de beaucoup de ces gens-là», soutient-elle.

Mme Sánchez estime aussi qu’il y a un fort noyau de la population de la circonscription avec des valeurs progressistes.

Aux dernières élections fédérales en 2015, M. Muclair avait été réélu pour une quatrième fois avec 44% des voix contre 33% pour sa plus proche rivale du Parti libéral du Canada (PLC), l’avocate Rachel Bendayan.

Celle-ci briguera d’ailleurs de nouveau l’investiture du PLC en vue de l’élection partielle. La professeure et directrice de l’Institut Simone de Beauvoir de l’Université Concordia, Kimberley Manning, tentera aussi sa chance.

Le Parti conservateur du Canada vient pour sa part d’annoncer la candidature de Jasmine Louras, une étudiante en droit à l’Université d’Ottawa.

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