Le Centre de la petite enfance (CPE) Tante Michèle, évincé de son bâtiment de Montréal-Est et bientôt relocalisé temporairement dans le secteur Tétreautville, a officiellement un nouveau terrain sur lequel bâtir son futur édifice.

La directrice du CPE et la Ville de Montréal-Est ont signé, vendredi, l’acte de vente en vertu duquel la municipalité cède une partie de ses terrains de tennis pour la somme symbolique de 1$.

La directrice du CPE, Manon Brodeur, parle d’un «grand privilège de pouvoir demeurer à Montréal-Est». La Tante Michèle y est installé dans le sous-sol de l’église Saint-Octave depuis juin 1992, soit près de 25 ans. «L’autre endroit est bien, dans un secteur résidentiel calme et paisible, et nous avons une cour arrière. C’est un endroit temporaire que nous allons découvrir, mais nous avons hâte de retourner à Montréal-Est», a-t-elle déclaré.

Une mère de deux enfants fréquentant le CPE se réjouit également du fait que ce dernier restera dans la petite municipalité. «Le nouveau site se trouve à côté d’une école primaire, du Centre récréatif Édouard-Rivet et d’un parc avec des jeux d’eau», a fait remarquer Kathleen Lamothe, qui siège aussi au conseil d’administration du CPE. «Je trouve que c’est un milieu où les enfants vont pouvoir s’approprier le quartier et évoluer dès leur jeune âge.»

Pour le maire Robert Coutu, la signature de l’acte de vente constitue une transaction effectuée «dans l’intérêt de nos familles». «Comme ville, nous aurions pu faire évaluer le terrain et le vendre au prix de l’évaluation, mais ce n’était pas une question d’argent pour nous», a-t-il soulevé.

Touché par le sort du CPE
En août 2016, le CPE Tante Michèle a reçu un avis d’éviction après que la Ville de Montréal-Est eut approuvé la vente de l’église Saint-Octave à Groupe Magma pour un projet résidentiel. En décembre suivant, un retraité touché par le sort du CPE a offert à celui-ci un local qu’il possédait rue de Marseille, à environ 3,4 km à l’ouest, dans l’arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve.

Le déménagement vers le local de transition est prévu pour mars. Ce sont alors 80 enfants, dont 14 poupons, qui changeront d’environnement, dit la directrice du CPE. Pour cela, il faut attendre la fin de travaux en cours destinés à rendre les locaux conformes aux exigences ministérielles.

Mme Brodeur assure que les parents et les enfants du CPE sont préparés au changement. «La majorité des parents ont une voiture. Ça va relativement bien. J’ai quelques parents en transport en commun, mais je n’ai pas reçu d’indication qu’ils étaient importunés.»

Les dirigeants du CPE ont obtenu un financement de 1,2 million de dollars de la part de Québec pour le nouveau bâtiment, indique Mme Brodeur. Ils ont maintenant 24 mois, à partir de la date de signature de l’acte de vente, pour lancer la construction.

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