Lier les terminus des lignes verte et bleue du métro, étudier la faisabilité de prolonger les deux lignes jusqu’au bout de l’île, analyser l’ensemble des déplacements: la députée de Pointe-aux-Trembles lance une offensive en trois points auprès de diverses instances afin d’améliorer le transport dans son secteur.

Nicole Léger veut s’assurer, lors d’une rencontre prévue lundi prochain avec des représentants de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), que le projet de prolongement de la ligne bleue inclut un «lien intermodal» entre le futur terminus de cette ligne, dans Anjou, et le terminus actuel de la ligne verte, dans Mercier-Est.

Actuellement, un résident de Pointe-aux-Trembles qui fréquente l’Université de Montréal peut emprunter jusqu’à trois lignes de métro pour se rendre à ses cours, déplore-t-elle.

«Chez nous, avec le décrochage, c’est un enjeu majeur», soutient la présidente du Comité de développement de l’est de Montréal, qui réunit une centaine d’élus, de représentants d’industrie, de chambre de commerce et d’organismes communautaires.

«La ligne bleue doit absolument être attachée par ce lien-là, sinon, on vient engorger la ligne orange et ça ne finit pas», ajoute la députée.

Jusqu’au bout de l’île
Mme Léger désire aussi réclamer, au ministère des Transports du Québec, une étude de faisabilité sur les prolongements des lignes bleue et verte du métro de Montréal jusqu’au bout de l’île.

«On parle beaucoup de la ligne bleue jusqu’à Anjou, mais je veux aller au-delà, jusqu’au Bout-de-l’île, que ce soit par la ligne bleue ou la verte, avec un métro [souterrain, NDRL] ou de surface, par tram, par trains, ou d’autres modes de transport, mais il faut que le Bout-de-l’île soit rattaché quelque part», suggère-t-elle.

Pas desservi
Pour l’instant, les projets de transport du Grand Montréal ne desservent pas l’extrémité est de l’île, dénonce Mme Léger.

Le prolongement de la ligne bleue du métro, peut-être en service en 2025, selon la Société de transport de Montréal (STM), irait jusqu’à Anjou. Le projet de ligne rose de la nouvelle mairesse Valérie Plante, dont la date d’entrée en service est inconnue, s’arrêterait à Montréal-Nord.

Quant au projet de Réseau électrique métropolitaine (REM), il menace d’obliger les utilisateurs de la ligne Mascouche à effectuer une correspondance pour se rendre au centre-ville.

La députée de Pointe-aux-Trembles entend aussi réclamer, auprès de Transports Québec, de l’ARTM et de la Société de transport de Montréa (STM), une «analyse générale» des besoins en transport de toutes sortes dans la Pointe-de-l’île, jusqu’à Repentigny, de l’autre côté du pont Charles-de-Gaulle.

Déjà à l’étude
L’idée d’un lien intermodal est déjà à l’étude, comme c’est le cas pour tout «service de rabattement», quand vient le temps de développer un service de transport collectif lourd, indique l’ARTM.

«Certaines études préliminaires concernant un lien par autobus entre la ligne verte et un éventuel prolongement de la ligne bleue ont été effectuées, mais nous nous pencherons davantage sur la desserte du secteur lors de la prochaine phase d’études», mentionne la chef Affaires publiques et communications, Fanie St-Pierre.

Mme Léger espère boucler des entretiens avec le ministre des Transports du Québec, André Fortin, la semaine prochaine et avec la mairesse de Montréal, Valérie Plante, d’ici la fin de l’année ou au début 2018.

Frein économique et social
Le transport collectif inadéquat nuit à l’attraction et à la rétention de main-d’œuvre – et par extension, à celle d’entreprises –, a plusieurs fois dénoncé la Chambre de commerce de l’est de Montréal.

De plus, les problèmes de transport collectif et actif n’aident pas à retenir les familles dans la Pointe-de-l’île et doivent être réglés en priorité, ont convenu des dizaines d’acteurs du milieu communautaire en mars dernier.

Dans son plan d’action triennal présenté en avril dernier, le CDEM estimait que le développement de son territoire passe entre autres par des projets comme le prolongement de la ligne bleue du métro de Montréal et celui de l’avenue Souligny.

Dans son budget 2018, la Société de transport de Montréal priorisera l’amélioration de sa desserte dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies, a-t-elle annoncé en septembre dernier.

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