Un récent sondage de Monster.ca montre que les Québécois sont peu nostalgiques de leurs anciens employeurs. Faits saillants de ce sondage comparatif.

La nostalgie d’un emploi du passé, très peu pour les 
Québécois! Dans cette étude réalisée par Léger pour le compte de Monster.ca, seul un résidant de la province sur cinq (17%) se dit prêt à frapper à la porte d’un ancien employeur. Chez l’ensemble des Canadiens, cette proportion s’élève 
plutôt à deux sur cinq (40%).

Toutefois, en réalité, 
28% des Québécois se transforment en «employés boomerang»; c’est le nom donné à ceux qui retournent à un ancien emploi. Dans l’ensemble des 12 autres provinces et 
territoires canadiens, ce 
pourcentage est à peine plus élevé (36%).

Selon Sheryl Boswell, directrice de la publicité pour Monster Canada, ces résultats s’expliquent par la manière radicalement différente des Québécois de concevoir – mais pas nécessairement de mener – un plan de carrière. «Ils planifient une trajectoire linéaire, où chaque nouvel emploi s’obtient sur la base des mérites du précédent, comme des marches à gravir une par une vers un objectif», explique-t-elle.

Différences 
intergénérationnelles
Un autre point saillant du sondage est l’ouverture des représentants de la génération Y à ce phénomène du boomerang. La moitié des 18-34 ans interrogés se disent prêts à revenir à d’anciennes amours, ce que 36% font ultimement. Dans les deux cas, ces pourcentages sont plus élevés chez les Y que les baby-boomers, ou les 55 ans et plus dans l’étude.

Josée Garceau, conférencière chez Symposium et auteure du livre La cohabitation des générations (Les Éditions La Presse), n’est pas vraiment surprise par ces résultats. «Ça démontre que le mot “carrière” n’est tout simplement pas compris de la même 
manière chez ces deux générations», analyse-t-elle.

Si les baby-boomers sont des «ambitieux» qui se bornent à une «trajectoire de carrière précise», les Y sont plutôt dans la spontanéité, dans le plaisir et dans l’expérience immédiate. «Ils choisissent un employeur pour ce qu’il offre maintenant et non dans le futur. Il en résulte qu’ils sont tout à fait ouverts à l’idée de revenir le voir si les projets qu’il propose sont inspirants», fait valoir Josée Garceau.

C’est ce qui expliquerait d’ailleurs la grande mobilité de cette génération, plus reconnue pour sa propension à papillonner qu’à demeurer fidèle.

La guerre des sexes
Dans l’ensemble, les hommes (44%) sont plus nostalgiques que les femmes (36%). Cette différence se constate également en ce qui a trait aux motivations respectives : 25 % des hommes ouverts à cette pratique le feraient pour l’argent, alors que 24% des femmes le feraient pour l’équilibre entre la vie personnelle et le travail.

Ce sondage a été réalisé en ligne auprès de 1533 Canadiens entre le 11 et le 14 juillet. La marge d’erreur est de 2,5%, 19 fois sur 20.

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