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MONTRÉAL — Deux nouvelles études mettent en garde contre les conséquences à long terme de l’intimidation.

La première, réalisée par des chercheurs de l’Université du Delaware, a constaté que les enfants qui sont intimidés en cinquième année commencent souvent à souffrir de dépression ou à consommer de l’alcool ou d’autres substances de manière excessive quelques années plus tard.

Les scientifiques rappellent dans le journal médical Pediatrics que l’utilisation de l’alcool et de la marijuana, par exemple, peut interférer avec le développement du cerveau. Le tabagisme ouvre quant à lui la porte à une multitude de problèmes de santé.

Pour sa part, la chercheuse Karen Mathews, de l’Université de Pittsburgh, affirme que les intimidateurs sont plus susceptibles de fumer le tabac ou la marijuana et d’être stressés ou agressifs 20 ans plus tard. Les victimes, en revanche, sont plus susceptibles d’avoir des problèmes financiers et de se sentir victimisées par les autres, en plus d’avoir moins confiance en l’avenir deux décennies après les faits.

Ces séquelles, souligne Mme Mathews, sont très importantes puisqu’elles augmentent le risque, pour les hommes, de souffrir de problèmes de santé, et notamment des graves problèmes cardiovasculaires, plus tard pendant leur vie.

Des études antérieures avaient associé des facteurs de risque psychosociaux comme le stress, la colère et l’hostilité à un risque accru de problèmes de santé comme les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et l’hypertension artérielle.

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