Sud-Ouest

La fin pour Pente à neige au parc Ignace-Bourget dans le Sud-Ouest

La Pente neige est une station de ski urbaine.

Le projet-pilote avec Pente à neige a nécessité des investissements de près 2,9 M$ du public et du privé.

L’offre hivernale sera revue au parc Ignace-Bourget la saison prochaine. L’arrondissement Le Sud-Ouest a mis un terme au partenariat avec Pente à neige, l’OBNL responsable des activités de glisse depuis trois ans. Une décision mal accueillie par l’organisation.

«C’est un super projet, mais ce n’est pas le bon projet pour ce parc local de quartier», soutient la directrice du cabinet du maire Benoit Dorais, Julie Bélanger. Plusieurs constats ont amené l’arrondissement à ne pas renouveler son entente. Le fait que le projet-pilote de trois ans comportait une partie payante dans un parc public a suscité des critiques.

«Beaucoup de gens considéraient que la partie la mieux entretenue était la partie payante», évoque Mme Bélanger.

Un enjeu de sécurité s’est aussi posé au courant de l’hiver. L’arrondissement a dû procéder à des réaménagements d’urgence sur la glissade gratuite en raison du risque élevé d’accidents.

Par ailleurs, l’attrait de milliers de visiteurs a aussi entraîné des problèmes de stationnement dans le voisinage. Et en été, les utilisateurs voyaient les équipements de Pente à neige comme une nuisance à leurs activités.

Dans un communiqué, les conseillers Alain Vaillancourt et Anne-Marie Sigouin, ainsi que le maire Benoit Dorais, ont tout de même salué le travail de l’organisme qui offrait des cours de ski.

Pétition

Déçue de la décision, Pente à neige a lancé une pétition pour que l’arrondissement maintienne ses services dans le parc. En ligne depuis mercredi, elle a recueilli plus de 800 signatures en moins de 24 heures.

«On était stupéfait d’apprendre qu’on n’était pas dans les plans, qu’on ne pouvait pas en discuter et participer à la solution. On croit que nos services ont connu un réel succès», réagit le fondateur Estéban Dravet.

L’organisation a toujours été prête à s’adapter aux exigences ou aux problématiques, indique-t-il. Des améliorations ont notamment été apportées sur la butte des glissades libres, sur les plans de la sécurité et de l’entretien.

«On a toujours démontré une attitude proactive», fait valoir M, Dravet. Il regrette avoir été informé des reproches de l’arrondissement il y a seulement quelques semaines.

Pente à neige a fait notamment de l’enneigement gratuit pour permettre la pratique de la glisse tout l’hiver dans la partie publique. «Au mois de décembre, le parc Ignace-Bourget était le seul endroit à Montréal où il y avait de la neige parce qu’on en faisait le don et on en fabriquait pour l’arrondissement», relate M. Dravet.

Concernant le stationnement, il reconnaît que certaines journées ont été plus compliquées pour se garer cette année. Des discussions ont été entreprises avec des propriétaires de terrains vacants ou des organisations pour régler le problème.

Consultation

Le projet-pilote a tout de même confirmé à l’administration locale un appétit des résidents pour les activités d’hiver et le potentiel du site. L’arrondissement entreprend donc des consultations pour revoir son offre.

Un sondage a été mis en ligne pour recueillir des commentaires et des suggestions. Divers groupes et des résidents seront aussi rencontrés afin d’élaborer une nouvelle programmation.

Pente à neige espère que les signataires de leur pétition pourront se faire entendre. L’organisation risque de disparaître avec la fin de leur entente.

55 000

Cet hiver, 55 000 visiteurs, dont 10% en provenance du Sud-Ouest, ont pris part aux activités de Pente à neige. Elle est la seule station urbaine de ski accessible en métro en Amérique du Nord. Sa mission visait à démocratiser les sports d’hiver.

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