Le Verdunois Maxime DeBleu s’est embarqué dans toute une aventure le 27 janvier. Avec le programme Remote Year, il travaillera à distance dans une ville différente chaque mois, pendant un an. Son mois à Ho Chi Minh City en a été un de dépaysement total. Il nous donne en quelques réponses ses impressions de la capitale du Vietnam.

Comment décrirais-tu la ville?
Ho Chi Minh ressemble plus à ce que je m’attendais d’une ville asiatique, moins organisé que nos villes occidentales. C’est aussi moins américanisé que Kuala Lumpur en Malaisie, la dernière ville où j’étais, qui avait beaucoup de centre commerciaux et de buildings modernes.

Au début, j’avais une impression de chaos, avec les scooters, les stands de bouffe de rue et les enchevêtrements de fils électriques à l’apparence non sécuritaire qui pendouillent à un coin de rue. Mais il y a quelque chose d’harmonieux dans ce chaos. Par exemple, les scooters partagent la route –et le trottoir– avec courtoisie et sans agressivité. Bref, je la décrirais comme une ville qui a trouvé l’harmonie dans le chaos.

Qu’est-ce qu’il y a de plus spectaculaire, inusité à Ho Chi Minh?
Il y a vraiment des scooters qui roulent partout. Les gens les utilisent pour transporter n’importe quoi: des planches, des chaises, une dizaine de caisses de bières. J’en ai vu un passer avec une échelle, et un autre avec un palmier.

Et quand ce ne sont pas des objets qui sont transportés, ce sont des passagers. Beaucoup de passagers. J’ai vu cinq personnes sur un scooter, dont de jeunes enfants sans casque…

J’ai pris plusieurs GrabBike, un genre de Uber à scooter, et c’est tellement amusant! Surtout à l’heure de pointe. Se faufiler entre les autres scooters, rouler à contre-sens pour dépasser une camionnette, tourner à gauche au feu rouge…

Que préfères-tu dans cette ville?
La bouffe. Tout est délicieux et frais. Mon coup de cœur ce mois-ci est la salade dans un sac. Il s’agit de minces bandes de papier de riz, de mangue fraîche coupée en juliennes et d’une douzaine d’autres ingrédients comme des arachides, du bœuf séché, un œuf de caille, des oignons frits ou de la menthe. Ça se mange directement dans le sac avec des baguettes. C’est aigre-doux et croustillant. Chaque bouchée est un peu différente, mais toujours délicieuse. Et ça ne coûte qu’un dollar.

Qu’est-ce que tu aimes le moins?
Encore une fois, la météo. Le soleil est vraiment fort en milieu de journée. Je me rappelle un midi, je mangeais du riz avec du poulet à un kiosque de rue, à l’ombre, et je transpirais. Quand je voyais vos photos de tempête de neige, j’étais jaloux! Mais bon, quand on est rendu à se plaindre de la météo, c’est qu’il n’y a rien de grave.

Dans l’ensemble, comment s’est passé ton mois à Ho Chi Minh?
Mon moral a pris tout un coup. Je suis sans emploi depuis novembre dernier, et je n’ai accumulé que 2 jours de travail depuis. La question d’argent est devenue un stress.

Mais j’y vois un signe pour me concentrer sur des projets personnels. Je travaille actuellement sur un roman graphique interactif pour jeunes, un genre de «livre dont vous êtes le héros» pour tablette. Mes derniers jours aux Vietnam ont été bien productifs et je suis bien inspiré.

Point positif de cet épisode difficile: j’ai découvert les meilleurs endroits pour manger de la très délicieuse et très économique bouffe!

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