Radio-Canda Francis Reddy

Quand on parle de nourriture et des gens qui travaillent à la produire ou à la cuisiner, il s’illumine. Il est passionné par tout ce qui tourne autour de la table et, pour lui, le plaisir de manger passe par ses sens. Tous ses sens! Entrevue avec Francis Reddy, l’insatiable gourmand.

Depuis quelques années, vous avez mis la nourriture au centre de votre carrière. Est-ce par passion, par accident?
Professionnellement, ça a commencé il y a presque vingt ans quand on m’a demandé d’animer l’émission Vins et fromages. J’en rêvais. C’était quelque chose qui m’intéressait profondément. C’est un bonheur de pouvoir découvrir, de poser des questions, d’apprendre.

Parce qu’au-delà du métier, dans ma famille, la nourriture correspond non seulement à une forme de plaisir, mais à une source de bien-être, et ce, depuis toujours. Quand je regardais mon père cuisiner, c’était comme s’il méditait, ça lui apportait une joie et un calme profonds, un bien-être.

Vous avez donc eu un coup de foudre professionnel lorsque vous avez animé cette émission?
À partir de ce moment-là, je me suis dit: «C’est ça que j’aime, je veux faire ça.» Et ça a décollé pour moi. J’ai fait des séries de voyage pour la chaîne Évasion et plus de 50% de mon intérêt portait sur les aliments, la culture culinaire. Ensuite j’ai fait les Kiwis [et des hommes], pour laquelle j’ai côtoyé des cultivateurs tous les jours. Je voulais savoir comment allaient les récoltes. Ça m’intéresse parce qu’il y a des humains derrière, et c’est la relation entre l’humain et l’alimentation qui m’interpelle.

Donc là, arriver à Bien dans son assiette, à l’animation, c’est du sur-mesure pour vous.
Oui, c’est «raccord», comme on dit. Je serai dans un environnement que je chéris déjà et en plus, on peut aller au fond des choses. C’est fantastique!

Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir: cuisiner, manger, boire, parler de bouffe?
Sentir. Les odeurs, ça me déconcentre. Quand je suis au restaurant, à la maison, dans les champs, quand je vois des fruits mûrs, je sens tout. Je sens le lait, les agrumes… ça me pète en pleine face.

Vous avez beaucoup voyagé. Y a-t-il un endroit où vous avez eu plus de plaisirs gustatifs?
Il y en a plein… C’est très difficile de définir un lieu. Ce sont des moments précis: une pâte en Sardaigne; l’oignon et l’aubergine en Sicile… et le pain – c’est le meilleur pain au monde; le fenouil en Sardaigne, ils en mangent tous les jours, et il est tellement anisé que c’est presque comme un dessert. La folie des tapas en Catalogne, la bouillabaisse à Marseille… Et je pourrais aussi parler de Montréal, le bonheur de manger à Montréal, la créativité des chefs.

Quel est votre plus beau souvenir gourmand?
Les légumes gratinés de mon père. Il prenait tous les restants de légumes dans la cuisine – les aubergines, les poivrons, les petits pois –, il les laissait s’affaisser au four, à cuisson lente, et ensuite, il les gratinait. Il prenait des fromages qui traînaient dans le frigo – de vieux cheddars et d’autres fromages relevés –, avec un peu d’huile d’olive, du sel. Ça n’a pas de bon sens.

Questions en rafale

  • Votre plat réconfortant? Les crêpes. Je pourrais en manger tout le temps. Avec du sirop d’érable.
  • Votre repas préféré? Le petit déjeuner. Je ne peux pas me passer de manger un bon déjeuner. Je suis fou du pain.
  • Aliment fétiche? L’ail… La tomate… L’ail.
  • Quand on parle de gastronomie, pour vous le bonheur c’est… d’être servi avec un sourire, de l’humour, de la simplicité. Au-delà du plat, c’est la manière dont on est reçu qui compte.

Bien dans son assiette (avec Francis Reddy au micro)
Dès le 20 juillet, du lundi au vendredi à 11h à ICI Radio-Canada Première

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