L’état des infrastructures, l’itinérance, le transport collectif et, bien entendu, le redéveloppement de l’Est de Montréal ont occupé la part du lion des discussions entre Christine Fréchette et Soraya Martinez Ferrada mercredi, lors de leur première rencontre officielle.
C’est la première fois que deux femmes occupant les plus hautes fonctions de Montréal et du Québec se rencontrent à l’hôtel de ville. Pour l’occasion, la mairesse et la première ministre arboraient un chandail du Canadien, qui lutte actuellement contre le Lightning de Tampa Bay dans le cadre des série éliminatoires.
Mais ce n’est pas le CH qui a occupé l’essentiel de la rencontre. Sans surprise pour une ancienne députée d’Hochelaga et une ancienne PDG de la Chambre de commerce de l’Est de Montréal, le redéveloppement de ce secteur a fait partie des discussions.
«On partage une vision, une volonté, de rehausser le développement de l’Est de Montréal. De faire pivoter ce territoire, ce crénau d’avenir», a dit Mme Fréchette.

La première ministre promet de donner un «coup d’accélérateur» pour les projets qui permettront de redévelopper l’Est.
Ni la première ministre, ni la mairesse n’ont donné de détails sur les projets en question. Les deux élues ont quitté sans prendre de questions des journalistes.
Ce n’est pas la première fois que les élus de Montréal et de Québec mettent de l’avant l’importance du redéveloppement de l’Est. François Legault l’a fait à plusieurs reprises, y compris lors de son dernier passage à l’hôtel de ville cet automne.
L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont est le dossier le plus épineux du secteur. Il n’a pas encore franchi l’étape de la réalisation au Plan québécois des infrastructures (PQI). L’éventuel tramway n’a pas non plus avancé depuis la création de Mobilité Infra Québec.
De l’argent pour les infrastructures et le transport
Soraya Martinez Ferrada et Christine Fréchette ont également abordé l’argent prévu par le fédéral pour le développement du transport collectif. Le Québec est la seule province qui n’a pas encore signé d’entente à ce sujet. Il laisse de côté, au bas mot, environ 5 milliards de dollars.
Les deux élues ont promis d’aller chercher cet argent, sans offrir de détails.
Elles ont donné un peu plus de détails sur le financement des infrastructures municipales. Mercredi matin, la mairesse soulignait que la majorité des infrastructures étaient de responsabilité municipale et que les villes n’avaient tout simplement pas les fonds nécessaires pour les entretenir.
Lors de l’assermentation de son nouveau cabinet, lundi, Mme Fréchette a promis un coup de barre dans l’entretien des infrastructures. Mercredi, elle a laissé entendre que l’entretien prendra le dessus sur les nouvelles constructions.
«J’ai l’ambition de rehausser le niveau de financement de l’entretien des infastructures. Ce n’est pas pour dire qu’on n’en aura pas des nouvelles, mais le niveau d’engagement nécessaire pour l’entretien est important», a-t-elle dit mercredi.
Montréal a vécu une saison des nids-de-poule désastreuse cette année. L’état du métro continue de se dégrader, la majorité des stations étant en mauvais état.