Jamie Oliver orchestre la 2e révolution américaine
Après avoir transformé les menus des cafétérias scolaires britanniques et inculqué la base d’une bonne alimentation aux petits Anglais, le chef vedette Jamie Oliver s’est donné une nouvelle mission : révolutionner l’alimentation des Américains, petits et grands.
C’est donc ce qu’il tentera de faire avec sa nouvelle émission Jamie Oliver’s Food Revolution qui prendra l’antenne ce vendredi sur les ondes du réseau ABC. L’émission se déroule dans la ville d’Huntington en Virginie-Occidentale, surnommée la ville la moins en santé des États-Unis. Statistiquement, ce serait en effet la ville avec le plus d’obèses et le plus haut taux de mortalité relié à des maladies découlant de l’obésité comme le diabète de type II et les problèmes cardiaques. Sur les 50 000 habitants d’Huntington, la moitié sont obèses. Jamie Oliver, avec sa révolution, tentera de sauver 50 000 vies! C’est du moins ce qu’il promet dans le générique.
Malgré toute la meilleure volonté du monde, les premiers liens avec les habitants d’Huntington n’ont pas été des plus cordiaux. Les gens se sont sentis jugés par cet étranger venu chez eux pour leur dire quoi et comment manger. Bien sûr, toute cette hargne sert bien l’aspect téléréalité de l’émission. N’empêche, quand on ne voit pas ce qui cloche avec notre alimentation, ce n’est pas évident de voir quelqu’un débarquer et chambouler nos habitudes.
Premier constat du chef à son arrivée dans la ville américaine: la friture, la nourriture industrielle, le surgelé et le fast-food sont la norme et non l’exception. Il doit donc partir de loin afin de mener à bien sa révolution.
Étape numéro 1 : une semaine dans une école primaire pour faire ses preuves. Il doit donc convaincre les enfants et les cuisinières qu’il est possible de manger autre chose que de la pizza, des croquettes de poulet, des hamburgers et des frites. Pour Oliver, éduquer les jeunes le plus tôt possible est la base et c’est un travail qu’il a mené pendant plusieurs années dans les écoles anglaises.
Ce qui ressort du premier épisode de Jamie Oliver’s Food Revolution, ce n’est pas tant la grogne des habitants, mais plutôt leur ignorance des bonnes habitudes alimentaires. Ils ignorent pourquoi ils devraient changer. Le travail de Jamie Oliver sera donc en premier lieu d’inculquer la base d’une saine alimentation. Ce n’est pas gagné, mais s’il peut changer la vie de quelques personnes, ce sera déjà une petite révolution!
Jamie Oliver’s Food Revolution, dès vendredi 26 mars 20 h sur ABC
ou via l’internet sur CTV.ca
Pour lire le manifeste de Jamie Oliver, cliquez ici.
Dans le même ordre d’idées, le documentaire Lunch a été présenté en première au Environmental Film Festival de Washington le 22 mars et explore les effets du National School Lunch Program, qui nourrit plus de 28 millions de petits Américains chaque jour. Peut-être pourrons-nous le retrouver en DVD un de ses jours au Québec. En attendant, je vous invite à voir la bande-annonce sur le site lunchthefilm.com.