«Pourquoi couper 40 M$ à la STM?»
M. le maire, pourquoi couper 40 M$ à la STM alors que vous répétez que le transport en commun est une priorité?
– Anne-Marie
Je tiens à ce qu’il soit clair qu’aucune diminution de service aux usagers ne sera effectuée à la Société de transport de Montréal.
Pas plus qu’il n’y aura de hausse de tarifs en 2009. Jamais notre administration n’a eu cette intention, bien au contraire. Grâce à notre Plan de transport et à la STM, il y a de plus en plus d’autobus dans nos rues, et ceux-ci passent plus souvent. En outre, de nouveaux trajets sont maintenant offerts. Quant au métro, vous aurez sûrement remarqué que sa fréquence de passage a augmenté, diminuant votre temps d’attente.
Notre plan de développement des services fonctionne, car de plus en plus de Montréalais utilisent les transports en commun. En une seule année, en 2008, l’achalandage a augmenté de 5 %. C’est un grand succès dont nous sommes très fiers! Il nous faut poursuivre sur cette voie.
Bien sûr, offrir de nouveaux services engendre des coûts importants. C’est autant de chauffeurs que l’on doit engager, de mécaniciens qui doivent entretenir les véhicules, etc. Les usagers font leur part. La Ville fait aussi la sienne. En 2008, notre contribution à la STM a atteint un niveau historique de 332 M$.
Toutefois, à chaque fin d’exercice, la Ville doit débourser des millions supplémentaires pour combler le déficit d’opération de la STM. En période de crise économique et financière, cela devient impossible. C’est pour quoi nous avons indiqué à la STM la semaine dernière que, cette année, nous ne pourrons pas combler son déficit anticipé qui est de 40 M$. Toutefois, cela ne remet aucunement en cause le montant de 332 M$ que la Ville a budgété pour 2009.
La STM est clairement dans une situation de déficit structurel. C’est-à-dire que, depuis plusieurs années, ses revenus n’augmentent pas au même rythme que ses dépenses. Cette situation est intenable, et la Ville ne peut plus l’assumer seule. C’est pourquoi je solliciterai mes collègues de la Communauté métropolitaine de Montréal et le gouvernement du Québec afin de mettre en place de nouvelles solutions de financement du transport en commun dans la région métropolitaine.