Yasmina Chouakri interpelle Lise Thériault
Yasmina Chouakri, candidate du Parti québécois dans Anjou – Louis-Riel, interpelle sa vis-à-vis libérale, Lise Thériault, sur le comportement qu’elle a adopté afin de convaincre le gouvernement libéral de déclencher une commission d’enquête sur la corruption et la collusion dans l’industrie de la construction.
Michel Matte, député libéral de 2008 à 2012 et candidat dans la circonscription de Portneuf, a révélé que le caucus libéral de Jean Charest était divisé sur l’idée de constituer une commission d’enquête sur l’industrie de la construction.
« Est-ce que Mme Thériault s’est rangée du côté de Jean Charest ou a-t-elle fait pression pour que cette commission soit déclenchée et que les Québécois connaissent enfin la vérité? On se souvient que les libéraux ont voté 11 fois pour s’opposer à la tenue de la commission.
« Combien de fois s’est-elle levée au caucus pour défendre les intérêts des citoyens d’Anjou – Louis-Riel, qui souhaitaient que la lumière soit faite? Mme Thériault doit rapidement répondre à ces questions », a exigé Mme Chouakri.
La candidate péquiste souligne que 38 des 125 candidats libéraux actuels étaient députés sous le gouvernement Charest au moment des 11 votes contre la création de la commission Charbonneau. Aujourd’hui, ils se présentent sous la bannière libérale de Philippe Couillard, ajoute-t-elle.
Mme Chouakri rappelle que le 13 novembre 2010, lors du conseil général du Parti libéral du Québec (PLQ), un militant libéral avait demandé un débat sur l’opportunité de tenir une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Sa demande n’avait reçu aucun appui parmi les 600 délégués présents.
« Est-ce que Mme Thériault était présente à ce conseil général? À ce moment, six motions réclamant une commission d’enquête avaient déjà été battues par les députés du PLQ.
« M. Couillard veut former un gouvernement avec une part importante de l’équipe de Jean Charest. Les Québécois ne sont pas dupes. Lorsqu’on demande à M. Couillard s’il est à l’aise avec l’héritage de Jean Charest, il évite de répondre. Comment peut-on lui faire confiance pour mettre en place les futures recommandations de la commission Charbonneau?
Nous avons un plan et l’équipe pour réussir. Aujourd’hui, il est temps de nous donner les moyens d’aller plus loin encore », a conclu la candidate du Parti québécois.