« Drôle de campagne »
La campagne électorale provinciale a débuté comme d’habitude avec la pose de pancartes. On veut être les premiers pour profiter du meilleur effet sur les meilleurs poteaux. Est-ce vraiment cela qui compte!
Les idées présentées par les divers partis sont ce que les électeurs doivent examiner. Dans cette campagne, on s’attendait à entendre parler d’économie et du système de santé puisque ce sont les deux principaux sujets aux yeux des électeurs, car c’est bien pour les informer qu’on fait une campagne.
Sur le terrain, on entend beaucoup d’inquiétude face aux finances publiques et on ne me parle à peu près jamais de référendum.
L’arrivée de PKP a créé un changement et on s’est mis à parler de référendum. En fait, je trouve bizarre et même aberrant qu’on en parle tant quand il ne peut pas y en avoir avec un appui à la souveraineté qui ne bouge pas et qui est au mieux un peu sous les 40 %.
Pourquoi ne pas alors parler des problèmes auxquels nous faisons tous face quotidiennement, soit nos finances, nos taxes et nos impôts. Ce n’est pas la Coalition avenir Québec (CAQ) qui me dit de vous parler de finances publiques, je parle de cela depuis des années. Le Québec ne peut continuer à l’encre rouge comme ça sans s’en soucier. Les deux vieux partis qui se sont succédé au pouvoir depuis 30 ans nous ont amenés vers des déficits continuels. On nous a promis un contrôle des dépenses chaque fois, mais sans succès. La recette ne fonctionne tout simplement pas.
À chaque budget, on nous parle qu’on a gratté les fonds de tiroirs. Il faut plutôt enlever des tiroirs, enlever des bureaux, réduire la bureaucratie en modernisant la façon d’opérer de la province. C’est ce que la CAQ vous propose.
Je suis du secteur privé, mais je sais très bien qu’on ne gère pas le secteur public de la même façon que le privé. En même temps, la gestion publique ne peut pas se faire éternellement à l’encre rouge. Gérer de cette façon au privé n’arrive jamais, car ce serait la faillite. Le gouvernement du Québec ne fait pas faillite, il pige un peu plus dans nos poches, mais cela asphyxie notre économie et décourage l’entrepreneuriat.
On peut être fiers d’être Québécois, de parler français, d’avoir une culture différente du reste de l’Amérique du Nord, mais on ne peut pas être fiers de recevoir tant d’argent du gouvernement fédéral (plus de 9 G$ l’an prochain) par le biais de la péréquation. La péréquation, c’est la redistribution de la richesse au Canada… on peut aussi l’appeler l’assurance-emploi des provinces!
Je trouve gênant et honteux de toujours devoir recourir à ces transferts fédéraux. Il ne faut pas se résigner face à la situation actuelle, on peut et on doit faire mieux avec l’administration publique, mais ça prend de l’audace, de la volonté.
Les deux vieux partis n’y arrivent pas, osez la nouveauté en pensant à la CAQ le 7 avril.
-Richard Campeau, candidat de la CAQ dans Anjou – Louis-Riel