Le souhait d'écrire

Desjardins Josianne - TC Media
Des résidents d’Anjou éprouvant des difficultés de lecture et d’écriture concentrent leurs efforts pour être capable, entre autres, de transmettre leurs meilleurs vœux pour le temps des fêtes.

Les ateliers mot à mot du Service d’aide communautaire (SAC) Anjou, un programme d’alphabétisation qui comprend des ateliers de lecture et d’écriture, a organisé quelques activités avant Noël pour favoriser les échanges entre les participants. Le Flambeau en a profité pour rencontrer certains d’entre eux qui ont témoigné leur souhait de parfaire leur écriture.

Miguel Viciao s’est donné comme objectif de pouvoir mettre sur papier tout ce « qu’il lui passe par la tête ».Et il a bien l’intention d’être en mesure d’exprimer autrement ce qu’il ressent aux êtres chers qui l’entourent.

« J’ai déjà l’habitude de beaucoup écrire en espagnol et je me donne jusqu’à l’an prochain pour le faire autant en français », raconte-t-il.

Thi Huong Huyen Nguyen semble déjà très à l’aise d’écrire des phrases courtes et simples, mais elle dit avoir de la difficulté à traduire ses pensées de sa langue d’origine au français. C’est pourquoi elle demande régulièrement l’aide des animatrice de l’atelier pour la correction de ses textes.

« J’envoie souvent des cartes de Noël à mes amis, mais je m’exprime mieux à l’oral qu’à l’écrit. J’aimerais avoir la possibilité d’écrire sans faute », témoigne-t-elle.

Certains participants ont déjà commencé à écrire un texte sur une passion ou un rêve en vue des activités de la semaine québécoise de l’alphabétisation au mois de mars, indique Louise Dolbec, coordonnatrice des ateliers mot à mot.

Des besoins réels

Près de la moitié (49%) de la population québécoise est analphabète.

Cette proportion se divise en deux groupes : il y a 16% d’analphabètes de niveau 1 qui sont incapables de reconnaître un mot de la question dans le texte à lire. Il y a 33 % d’analphabètes de niveau 2 qui se rappellent plus ce qu’ils lisent après quelques lignes.

1,3 millions de Québécois âgés de plus de 16 ans éprouvent de grandes difficultés de lecture.

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