Franz Ferdinand au Métropolis : De bonnes vibrations!
À la fin du concert, on a tous poussé un soupir de soulagement… non pas parce que le groupe écossais n’avait pas été à la hauteur, mais plutôt parce que la structure du Métropolis avait tenu le coup!
Car même s’ils n’ont que trois CD derrière la cravate, les gars de Franz Ferdinand sont passés maîtres dans l’art de pondre des titres à la rythmique si puissante qu’il est quasiment impossible de résister à l’envie de taper frénétiquement du pied à leur écoute.
Et ça, c’est quand on les entend à la radio.
Dans une salle pleine à craquer et en présence d’un quatuor en grande forme, c’est en sautant que la foule au parterre – et même au balcon – démontrait son enthousiasme.
Pas besoin de dire qu’on a craint que le drame du viaduc de la Concorde se répète…
Formidable intensité
C’est avec l’accrocheuse No You Girls (la toune qui joue dans les pubs télé pour iPod Touch) que Franz Ferdinand a ouvert la soirée de lundi.
Ayant pour seul décor un large drapé où figuraient leurs sympathiques minois, les rockeurs ont montré dès le départ une formidable intensité, enfilant les tubes comme Walk Away, Do You Want To, The Dark of the Matinée et Take Me Out.
Comme lors de leur tout premier passage à Montréal (au CEPSUM en 2005), Alex, Bob et Nick ont tous troqué leurs instruments pour des baguettes pendant la soirée, le temps de s’adonner à un jam enlevant sur la batterie de Paul au terme d’Outsiders.
Fait à mentionner, c’est en français que le chanteur Alex Kapranos s’adressait à la foule. On n’a pas toujours saisi ce qu’il disait (mis à part un «Bonjour les Québécois!» bien senti en début de soirée), mais on a apprécié le geste.
À l’exception d’une finale électro un peu trop longue (un clin d’Å“il à Blood, sa compilation dub parue en juin), Franz Ferdinand a offert une prestation sans tache qui nous a fait vibrer à tous les niveaux!