Black Lips @ Studio Juste Pour Rire
- Black Lips @ Studio Juste Pour Rire
samedi 8 août
J’aime beaucoup découvrir un groupe en spectacle. Arriver dans une salle, patienter, avoir certaines attentes parce qu’une fille branchée qui travaille pour Vice QC m’a dit que c’était «ben ben bon» et attendre encore… J’aime ça.
En général, dans ce genre de situation, j’en profite pour analyser les gens autour de moi. Ce qu’ils ont d’l’air. S’ils sont crottés ou plutôt «gangsta de Trois-Rivières». J’aime ça aussi parce que, si jamais je me rends compte que c’est de la merde, je décolle en deux sec. Je ne suis pas déçu. Je me dis juste, bon, un autre groupe de merde. Par contre, quand j’aime ça, je deviens fou. Ça vient me chercher dans les tripes. T’sé les jeunes, il n’y a pas que les MP3; la vraie vie, c’est fou.
C’est ce qui m’est arrivé en 2007 à un concert des Black Lips. Je suis arrivé dans une Sala Rossa remplie de «rockeurs style Mile-End cheveux un peu gras à chemise carreautée» sans savoir vraiment ce que je venais voir et je suis tombé en amour. En amour avec quatre gars qui font de la musique et qui semblent vraiment y prendre plaisir. Un genre de rock-punk à la sauce country.
Oui, ils sont sales et trash, mais on n’a pas l’impression que c’est forcé. Ce n’est pas un hasard si le label du magazine Vice, Vice Records, les a signés en 2007. Pour eux, c’est naturel de vomir, cracher, tomber et s’embrasser entre hommes. SEX, DRUG AND ROCK’N’ROLL! Ils sont originaires d’Atlanta, mais je suis d’avis qu’ils doivent plutôt se considérer comme originaires du Holiday Inn tellement ils sont souvent en tournée. En neuf ans, ils ont sorti cinq albums studio et deux albums live, dont un particulièrement savoureux enregistré à Tijuana, au Mexique. C’est peu dire pour quatre gars fin vingtaine, début trentaine, qui se sont lancés là-dedans à la fin de l’adolescence… Un spectacle à ne pas manquer ce samedi. 2111, boulevard Saint-laurent
- Under Pressure @ Foufounes Électriques
samedi 8 et dimanche 9 août
Ça fait 14 ans! Quatorze ans! Quand je pense que j’étais au premier, ça me fait bizarre. J’avais 15 ans (pourtant, je n’ai pas 29 ans… il y a quelque chose qui ne marche pas, mais bon…) et ça se passait coin Henri-Julien et Mont-Royal. C’était ma première grande réunion de graffiti et, je pourrais dire, l’âge d’or de la bombe aérosol.
J’ai l’impression que le graffiti n’est plus ce qu’il a déjà été, mais une journée par année, c’est toujours agréable de se promener en arrière des Foufs. D’y voir plusieurs générations de graffeurs se retrouver, jaser, boire dans des sacs bruns, danser et surtout graffiter tous ensemble. Cette année, ça se passe pendant deux journées complètes avec, en prime, des afters aux Foufounes Électriques. 87, Sainte-Catherine Est
- Felix Cartal + NROTB + Mary Hell @ SAT
vendredi 7 août