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The Invention of Lying: La vérité, rien que la vérité

S’il y a une chose que l’on peut dire de Ricky Gervais, c’est qu’il n’a pas changé depuis qu’il est connu. Au tournant du millénaire, Gervais était un humoriste en herbe au début de la quarantaine qui travaillait dans un bureau depuis des années et qui décidait de faire une série sur le sujet. Cette série, The Office, est devenue un classique instantané et est considérée comme une des meilleures comédies télévisées de tous les temps.

Aujourd’hui, le Britan­nique fait ses débuts à la réalisation en offrant le film hollywoodien The Inven­tion of Lying, mettant en vedette Jennifer Garner, Rob Lowe, Tina Fey, Jonah Hill et Louis CK. Et malgré le gros budget et la distribution de rêve, le réalisateur reste le grassouillet petit homme à la tête de carlin que nous avons toujours aimé.

«C’est ce que vous allez toujours avoir! dit Gervais en se désignant. Si je joue Genghis Kahn, il va avoir mes cheveux, pas de ma­quillage et des culottes de jogging!»

Menteur chronique
Dans sa comédie-concept, Gervais joue le premier homme de l’histoire de l’humanité à dire un mensonge. Un rôle pour l’interprétation duquel le comédien affirme avoir eu plus qu’assez d’expériences.

«Je mens tout le temps, admet celui qui cosigne aussi le scénario du film. Mais c’est pour protéger les gens. Si quelqu’un me demande d’assister au baptême de son enfant, je dis : « Non, je ne peux pas, je suis occupé. » Je ne dis pas : « Ton bébé n’est qu’une petite chose qui ressemble à Winston Churchill.  J’en ai vu des tonnes de baptêmes et je n’ai pas besoin de voir celui de ton enfant. » En tant que gentil membre de la race humaine, tu peux choisir quand tu dis ou ne dis pas ces choses-là!»

Travailler avec des stars de la comédie a été une joie pour Gervais, et cela a inévitablement facilité son travail de réalisateur. Par con­tre, quand on lui de­man­de ce qu’il a appris au cours de cette expérience, l’acteur, qui se déprécie toujours, pouffe de rire.

«Ce que j’ai appris? Je n’ai rien appris du tout, dit-il. Je suis arrivé avec ma théorie et j’y suis resté fidèle, alors je n’ai rien appris. Je me suis entouré de personnes meilleures que moi. C’est aussi simple que ça. On aurait pu mettre n’importe qui d’un peu concentré à ma place et il aurait fait une bonne job. Je ne sais pas ce que le producteur a pensé!»

La vraie fin dans le DVD
La sortie du film devrait plaire et faire grossir le fan-club de l’humoriste. Ricky Gervais est aussi fier d’annoncer que le montage pour les salles de cinéma ne contient pas la vraie fin de The Invention of Lying.

«Nous allons avoir les suppléments de DVD les plus chers de l’histoire, s’exclame-t-il. Je pense que ç’a coûté environ 3 M$. C’est un prologue de sept mi­nutes avec des hommes des cavernes qui montrent comment le monde sans mensonge est né. C’est la seule partie du film avec toutes les vedettes réunies, un gros tournage, mais nous l’avons coupé. Le budget pour cette scène a été le même que pour un  film britannique complet! Et on a tout mis ça dans le DVD!»

The Invention of Lying
En salle dès aujourd’hui

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