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Kings of Leon au Centre Bell : Messages reçus!

Le message avait le mérite d’être clair. Irrité par les spectateurs qui refusaient de décoller de leur siège, le chanteur de Kings of Leon ne s’est pas gêné pour leur faire part de son mécontentement.

«Je ne veux pas faire mon trou de c…, mais quand je vais à un show rock, ce n’est pas pour rester sur mes fesses!»

Subtil comme avertissement? Peut-être pas. Effi­cace? Oh que oui.

La réaction du public fut quasi instantanée. En un clin d’Å“il, les quelque 8 500 fans du groupe se sont levés… pour ne plus jamais se rassoir.

Ce n’est pas le seul messa­ge que les gars de Kings of Leon ont livré, hier soir, au Centre Bell. Le quatuor amé­ricain, qui récolte présentement beaucoup de succès grâce aux titres rock de son quatrième album, Only by the Night, s’est aussi défendu d’avoir trahi ses racines post-punk pour jouer dans les radios commer­ciales.

«Il y a du monde qui essaie de nous dénigrer parce qu’on connait une belle année… Eh ben, ce monde-là, il peut me lécher le derrière!» s’est exclamé le chanteur Caleb Followill avant d’entonner le plus gros tube du groupe, Sex on Fire.

Avec les tripes
Sur disque comme sur scène, Caleb Followill chante avec ses tripes. Le guitariste de 30 ans a la voix d’un vieux routier. Mal rasé, le visage ruisselant de sueur, il ex­pri­me la douleur comme
personne. Avec sa chemise carreautée, son crucifix et ses baggy jeans, il donne l’impression de se produire dans un bar miteux au fin fond de son Tennessee natal. Ne manquaient que la cigarette et le pichet de bière pour compléter le portrait.

Parmi les moments forts de la soirée, citons la solide Charmer, pendant laquelle défilaient des images du célèbre Psycho d’Alfred Hitchock sur les écrans géants au-dessus de la scène.

Soulignons aussi Use Somebody, chantée en chÅ“ur avec la foule au
rappel.

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