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Rob Zombie et Korn ont clôturé l'évènement Heavy MTL

Marc-André Lemieux et Mathieu Horth Gagné - Métro

C’est avec des riffs de guitare bien appuyés (Korn) et une mise en scène déjantée (Rob Zombie) que l’événement Heavy MTL a pris fin, dimanche soir, au parc Jean-Drapeau.

Au moment de mettre sous presse, Korn avait eu le temps de jouer 3 des 13 morceaux d’une prestation qui promettait d’être endiablée.

En dépit d’un répertoire moins intéressant que celui des autres têtes d’affiche, Rob Zombie avait, deux heures plus tôt, su tirer son épingle du jeu grâce à une ingénieuse transposition scénique de son univers tordu et débridé (il est apparu à la foule après avoir surgi de l’armure d’un robot qui faisait trois fois sa taille).

Le chanteur a aussi profité de son séjour en ville pour mettre la foule au défi lorsque, avant d’entonner Living Dead Girl, il a demandé aux filles de se faire voir en grimpant sur les épaules des garçons. Les Montréalaises ont répondu à l’appel, certaines d’entre elles allant même jusqu’à dénuder leur poitrine, au grand bonheur de la gent masculine, qui observait le tout sur les écrans géants.

À son troisième concert depuis le décès de son batteur, Avenged Sevenfold a donné, en début de soirée, un avant-goût convaincant de Nightmare, un album qui sortira demain.

La métropole a vibré au rythme pesant des Mastodon, Hatebreed et autres Testa­ment tout au long du week-end. Outre la soudaine ressurgence du t-shirt noir, la présence de la délégation métal se faisait  sentir jusque dans le métro. À la station Berri-UQAM, les usagers avaient la chance d’entendre une version acoustique de Nothing Else Matters de Metallica.

Un samedi brutal
Les trois têtes d’affiche de la journée de samedi n’ont pas déçu les métalleux. Fidèle à lui-même, Slayer a enfilé les titres brutaux et a offert un show «rentre-dedans» sans fioritures. Les rois du speed métal n’ont toutefois pas joué leur tube Raining Blood.

Alice Cooper s’est pour sa part appuyé sur la théâtralité pour soulever la foule. En plus d’étrenner quelques costumes, le vieux sage du métal est même allé jusqu’à se faire guillotiner!

De leur côté, les gars de Megadeth ont servi leurs rythmes de guitare complexes avec toute la virtuosité qu’on leur connaît. Seul bémol, le chanteur Dave Mustaine n’était pas très en voix, ce qui a diminué l’impact de certaines chansons, dont Symphony of Destruction.

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