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Rango: les enfants, public de choix

Si ses récents choix de carrière – Charlie and the Chocolate Factory, Pirates of the Caribbean, Alice in Wonderland – n’ont pas encore rendu la chose claire, sachez-le : Johnny Depp souhaite divertir les enfants. Sa plus récente Å“uvre, le film d’animation Rango, qui raconte l’histoire d’un caméléon qui s’échappe de sa cage et combat le crime dans l’Ouest sauvage, n’y fait pas exception. «Les enfants en général, en tant que public, sont très réceptifs, parce qu’ils ne sont pas encore souillés par les attentes intellectuelles ou quelque chose du genre. Ils répondent de façon très pure au travail qu’on fait, dit l’acteur. Je fais beaucoup plus confiance aux enfants qu’aux adultes. Les jeunes vous donnent leur opinion honnêtement, vous savez. Ils disent la vérité.»

Ces déclarations au sujet du jeune public proviennent, évidemment, de l’expérience de Depp en tant que papa. «Avant de tourner le premier Pirates of the Caribbean, j’ai eu une fille. Et pendant quatre ans, tout ce que j’ai regardé, ce sont des dessins animés, explique-t-il. J’ai réalisé à ce moment que les paramètres de ceux-ci sont très éloignés des films, disons, normaux, qu’on voit tous les jours. Dans un dessin animé, on peut faire accepter des situations beaucoup plus loufoques que dans un vrai film. Les enfants acceptent beaucoup plus facilement les choses impossibles, parce qu’ils sont libres.»

Mais si les enfants sont un auditoire beaucoup plus satisfaisant aux yeux de Depp, ses propres enfants – sa fille de 11 ans, Lily-Rose, et son fils de 9 ans, Jack – peuvent aussi être ses plus impitoyables critiques. Est-ce parce qu’ils ont un père caméléon? Quoi qu’il en soit, les enfants de Depp ne se laissent pas facilement impressionner par son travail. «Les choses que j’ai faites et que mes enfants ont vu, Willy Wonka et tout ça, ça ne fonctionne pas trop sur eux, admet-il. Ils sont beaucoup plus intéressés par Family Guy ou Justin Bieber.»

Mentir à ses enfants?
Même si Johnny Depp est conscient que le métier d’acteur revient en quelque sorte à raconter des mensonges pour gagner sa vie, faire croire des histoires fausses à ses enfants n’est pas quelque chose qui lui vient naturellement. «J’ai ressenti une terrible culpabilité pendant plusieurs années à force de leur faire croire au père Noël, dit-il. Vous ne serez jamais celui qui va aborder le sujet avec eux. Ce sont eux qui arriveront devant vous un jour et vous diront : « Hé, tu m’as raconté un mensonge toute ma vie. Qu’est-ce que tu comptes faire à ce sujet? » On est maintenant seulement en périphérie de cette situation, alors je ne me sens pas trop mal. Mais ce sont des mensonges que la société exige que vous continuiez à propager. Et je me sens coupable à cet égard, encore et toujours.»

Rango
En salle dès vendredi

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