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Sondage – Des péages pour financer les transports

Pont à péage de l'autoroute 30.
Pont à péage de l'autoroute 30. Photo: Archives TC Media

Les Québécois sont-ils prêts à voir des péages routiers pour financer les routes et le métro? Un nouveau sondage Léger publié ce mardi révèle que 49% des Québécois appuient l’implantation de péages routiers, à condition que les revenus soient consacrés uniquement à l’entretien du réseau routier et au développement du transport collectif.

C’est l’Alliance TRANSIT, regroupement d’une cinquantaine d’organisations, qui rend publiques ces données, en marge de la campagne électorale provinciale. Une campagne marquée par le constat que les municipalités et le gouvernement, ensemble, sont en déficit de presque 100 G$ pour l’entretien des infrastructures pubiques diverses.

D’ailleurs, la plupart des partis politiques s’entendent sur la nécessité d’augmenter les investissements dans l’entretien des infrastructures.

Un appui stable, une opposition persistante

Parmi les 1030 répondants, 17% se disent très favorables à la mesure et 32% assez favorables, pour un total de 49% d’appuis. En face, 44% y sont défavorables — 22% peu favorables et 22% pas du tout favorables. Environ 7% ne se prononcent pas. L’appui est légèrement plus fort chez les hommes (51%) que chez les femmes (47%), et chez les 55 ans et plus (53%) que chez les 35-54 ans (43%).

Par région, le Grand Montréal affiche le taux le plus élevé à 52%, contre 48% pour la région de Québec.

Ces chiffres sont stables par rapport à un sondage QMI d’avril 2026, qui portait uniquement sur l’entretien des routes. L’appui était alors de 48%.

Graphique montrant l'appui aux péages routiers pour financer l'entretien des infrastructures.
Graphique généré par l’intelligence artificielle à partir des données de l’Alliance TRANSIT.

Un réseau en détérioration

L’Alliance TRANSIT rappelle que le déficit de maintien des actifs du réseau routier supérieur atteint 24,5 milliards de dollars, en hausse de 67% depuis 2018. Quelque 44% des actifs routiers sont jugés en mauvais état.

Du côté du transport collectif, la situation est tout aussi préoccupante: 41% des actifs sont en mauvais ou très mauvais état, contre 20% en 2022. En ce qui concerne le métro de Montréal, 35 des 68 stations sont classées en mauvais état.

L’Alliance signale par ailleurs que 82% des besoins en maintien des actifs de la STM ne seraient pas financés.

L’exemple de Los Angeles

Phillip A. Washington, ancien PDG de LA County Metro, invité par l’Alliance TRANSIT, souligne que la population peut se ranger derrière un financement accru si elle peut en voir les retombées. Même dans une ville aussi accrochée à l’automobile que Los Angeles.

Sous sa direction, les électeurs du comté de Los Angeles ont adopté en 2016 la «Mesure M», une taxe de vente permanente d’un demi-cent, approuvée par 71% de la population. Cette mesure finance 40 projets de transport collectif et routier sur 40 ans, pour des revenus projetés de 120 milliards de dollars américains.

«Des routes qui se détériorent et un transport collectif sous-financé ne sont pas deux problèmes distincts: c’est le même problème, et la même solution», a déclaré M. Washington.

New York et plusieurs pays nordiques offrent des précédents similaires. À Oslo, un anneau de péage en place depuis 1990 finance à la fois le réseau routier et le transport collectif. À New York, la tarification de congestion imposée depuis janvier 2025 dans le centre de Manhattan a déjà permis à la MTA d’émettre 15 milliards de dollars en obligations pour moderniser ses infrastructures.

Des péages métropolitains

Blaise Rémillard, du Conseil régional de l’environnement de Montréal, plaide pour l’instauration de «péages métropolitains où chacun contribue pour voir des retombées tangibles dans les 82 municipalités du Grand Montréal». Il rappelle que la congestion routière coûte déjà près de 2600$ par véhicule dans la région, soit 6 milliards de dollars annuellement, selon une étude de la Communauté métropolitaine de Montréal.

L’Alliance souligne également que le transport en commun coûte près de trois fois moins cher que l’automobile, et que réduire la congestion profite aussi aux automobilistes. «Ce n’est pas le transport collectif contre l’automobile: c’est un seul plan, sur le long terme, qui améliore autant le transport en commun que l’état des routes», affirme Francis Garnier, analyste et coordonnateur de l’Alliance TRANSIT.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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