TLMEP – Louis-José Houde fait rire avec l’Alzheimer de sa maman
C’est un authentique portrait de la maman de Louis-José Houde qui orne l’affiche de son nouveau spectacle, Et jusqu’à la fin la beauté, que l’humoriste s’apprête à lancer en première montréalaise cette semaine, et dont il est allé parler à Tout le monde en parle (TLMEP), dimanche.
Louis-José Houde rend hommage à la première femme de sa vie dans Et jusqu’à la fin la beauté, son sixième one man show (neuvième en incluant ses trois shows cachés). Il a écrit le spectacle sur une période de huit ans, alors qu’il accompagnait sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Celle-ci est décédée en juin.
Le comique préféré des Québécois s’est inspiré de cette expérience difficile, mais néanmoins lumineuse, pour écrire ses nouveaux textes, qu’il jure drôles malgré la gravité du sujet. Connaissant son talent, on n’en doute point!
Et jusqu’à la fin la beauté est d’ailleurs un spectacle «magnifique», a souligné l’animateur de TLMEP, Guy A. Lepage.
«(…) Ça traite de cette maladie-là, de la vie en résidence, de l’accompagnement de nos parents vieillissants en général, a expliqué Louis-José. J’essaie d’inclure les gens qui ont vécu ça ou qui le vivent en ce moment. Ils sont plus nombreux qu’on le pense.»
Les choses les plus difficiles que ses sœurs et lui ont rencontrées avec la maladie de leur mère ne sont pas dans le spectacle. «Je me suis forcé pour garder ça drôle», a-t-il glissé, soutenant avoir préservé l’intimité de sa famille et de sa mère.
Cette dernière était au courant que son fils allait la taquiner avec amour dans sa future tournée.
«Elle a eu son diagnostic en 2018, et autour de 2019, 2020, elle a commencé à faire des choses assez comiques, dont elle riait elle-même. Au début, c’est une maladie où la personne est parfaitement consciente, peut rire de sa confusion (…)»
«J’avais commencé à noter des choses. Et je lui ai demandé: « Serais-tu bien, que j’essaie de faire rire les gens avec ça? » Et elle m’avait répondu (…): « S’il y a une salle de spectacle qui peut rire de mes folleries, je n’en serai qu’heureuse »», a relaté avec tendresse Louis-José Houde, qui célèbre ses 49 ans ce lundi.
Entre autres moments cocasses dont Louis-José peut s’amuser gentiment sur scène, il y a le fait que sa maman l’a un jour confondu avec un amoureux.
«Il a fallu que je compose avec ça sans lui briser le cœur. (…) On n’apprend pas ça, dans le cours de formation personnelle et sociale (…) comment dealer avec notre maman, dans 30 ans, qui va vouloir un peu de sweet love», a-t-il rigolé.
Louis-José Houde est sorti de l’École nationale de l’humour il y a 30 ans, a vendu 1 500 000 billets en carrière et remporté 21 trophées Olivier.
Les explications de Mathieu Lacombe
L’ex-ministre de la Culture et des Communications du gouvernement caquiste, Mathieu Lacombe, a suscité l’indignation, le soir des élections du 5 octobre, en allant festoyer au rassemblement du Parti Québécois, alors qu’il était toujours membre de la CAQ et ministre en fonction. Il est allé s’expliquer à Tout le monde en parle dimanche.
«Que diantre câlissiez-vous là?», lui a demandé Guy A. Lepage.
Mathieu Lacombe a concédé qu’il avait pris une «mauvaise décision», avant d’enchaîner qu’il s’est pointé à la fête du PQ «pour les amitiés».
«J’ai des amis assez proches, ce soir-là, qui célébraient un moment important pour eux. J’ai décidé de passer. Ils avaient une salle privée, en haut du grand rassemblement (…)»
«La deuxième raison, c’est probablement parce que j’étais un peu détaché depuis quelques mois. (…) J’avais déjà annoncé mon départ. (…) Je pense que j’avais un certain éloignement, qui a fait en sorte que j’ai baissé ma garde et que j’ai pris cette mauvaise décision-là», a continué Mathieu Lacombe.
Bruno Marchand et la polarisation
Avec le maire de Québec, Bruno Marchand, il a été question de différents sujets (la victoire conservatrice dans la Vieille-Capitale aux élections du 5 octobre, le tramway, l’itinérance, les vélos, la baisse d’immigration promise par le Parti Québécois).
L’ambiance sur le plateau de Tout le monde en parle est devenue plus lourde lorsque Monsieur Marchand a évoqué les insultes très fréquentes qu’il reçoit et le climat social qui s’envenime au Québec.
«Je trouve que ça fait mal. Je trouve qu’on est meilleurs que ça au Québec. Je pense que la polarisation nous éloigne, attise la haine, et je ne pense pas que c’est ce qui va nous aider à se sortir des défis qu’on a. (…) Ça reste une minorité, mais c’est une minorité bruyante. C’est une minorité qui est attisée par certains, qui pensent qu’ils ont le droit de tout dire», a déploré Bruno Marchand. Il a donné l’exemple de son amoureuse, la journaliste et animatrice Monic Néron, qui vient de lancer un livre pour enfants, Tom et la maison jello, et qui a reçu des commentaires disgracieux après l’avoir présenté sur les réseaux sociaux.