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Quand Nissan se lance dans la puissance!

Photo: Nissan USA

Auto GoEnfoncé dans mon siège, je ne jouis pas d’un grand confort, dois-je le préciser. Mes rondeurs naturelles sont serrées par un siège de performance totalement rigide, ma tête est coincée par un casque et totalement incapable de bouger, et je suis retenu par une ceinture de course à cinq points d’attache. Tout cela pour conduire un Nissan Juke…

Mais pas n’importe quel Nissan Juke. Le Juke R, un bolide de course, littéralement, dont les quantités à travers le monde sont extrêmement limitées. Et non sans raison, puisque dans les faits, le Juke R est un de ces petits utilitaires normaux auquel on a greffé une mécanique de Nissan GT-R.

Le résultat est plus qu’impressionnant : 485 chevaux, une accélération de 0 à 100 en moins de 3,7 secondes (ce qui en fait le multisegment le plus rapide au monde), et une véritable conduite de go-kart. Car la voiture n’a pas pour autant perdu sa tenue de route exceptionnelle (merci aux suspensions améliorées) et sa direction amusante.

L’expérience a été concluante (et méritait tout l’équipement de sécurité énuméré en introduction). Le démarrage se fait en ligne droite, sur les chapeaux de roue. Le petit Juke s’élance avec vigueur, quasiment avec violence. Puis au premier virage, premier constat : ce n’est pas une voiture de route ordinaire, tellement elle colle à la route.

Enfilade de pistes en lacet à haute vitesse, suivie d’un long virage à droite que j’aborde un peu trop vigoureusement. Le Juke R décide alors de suivre sa propre trajectoire, entraînant un long et bruyant dérapage de la partie arrière. Mains bien appuyées sur le volant, je bataille, mais réussis à reprendre le cap sans même faire tomber un des cônes qui bordent la piste. Ouf…

Tout cela et plus encore
L’essai du Juke R n’est cependant qu’un seul volet de ce que Nissan a réservé à plusieurs dizaines de journalistes qui se sont rendus, ou se rendront, sur l’ancienne base militaire d’El Toro, en Californie, pour assister au Nissan 360, ainsi baptisé puisque l’événement est conçu pour offrir un tour d’horizon complet (à 360 0) de tous les produits de la compagnie Nissan à travers le monde.

Outre le Juke R, il était donc possible de prendre la route au volant des Moco, Micra, Sylvia et autres Elgrand de ce monde, en plus de la trentaine de modèles Nissan et Infiniti vendus chez nous. Mais évidemment, le grand enfant que je suis a surtout profité de l’occasion pour prendre place dans des voitures uniques.

À peine débarqué de mon rapide multisegment, on me propose une autre randonnée de performance, dans un prototype électrique cette fois : le Emerg-e, d’Infiniti. Dotée d’une motorisation électrique équivalant à quelque 400 chevaux, la voiture a une silhouette exotique, et un habitacle raffiné. Et, ô joie, seule une petite poignée de journalistes (4 ou 5) auront l’occasion de la tester.

Bien sûr, l’accélération est totalement décoiffante et silencieuse (la voiture est électrique, rappelons-le), mais on s’y sent davantage comme dans une voiture de route. Le freinage est appuyé, mais familier. Et le volant se comporte avec la précision d’une des grandes voitures exotiques de ce monde.

Petit bémol, je n’ai pu me résigner à tenter des slaloms trop vifs, la voiture étant conçue pour la conduite à droite. Le conducteur nord-américain que je suis ayant un peu de peine à se faire à cette position de conduite, j’ai pris le parti de lever le pied en virage. Surtout que la voiture dans laquelle je me trouvais est un des trois seuls exemplaires au monde.

Avouons-le, même s’il n’y a aucune chance que ces véhicules ne se retrouvent sur nos routes un jour, ils font quand même la preuve que Nissan maîtrise bien la performance électrique.

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