Une campagne moins médiatique
À l’image du faible taux de participation (voir texte suivant), la récente campagne a été beaucoup moins suivie dans les médias que la précédente, en janvier 2006 (-15 %), note Influence Communication, un courtier en nouvelles qui collige chaque jour plus de 700 000 nouvelles partout dans le monde.
Concernant les principaux thèmes abordés, le Québec s’est distingué du reste du Canada en privilégiant la culture (18,51 % du contenu) devant l’économie (17,92 %).
Les éléments de controverse ont aussi occupé plus de place dans les médias que tous les sujets suivants réunis : l’immigration, la pauvreté, les municipalités, les infrastructures, le développement régional, les femmes, la famille, la santé et la justice.
Les médias dictent-ils le choix du premier ministre?
Le poids d’un chef dans les médias est intimement lié aux résultats de son parti lors d’une élection, confirment les données.
Par exemple, le Parti conservateur, qui avait obtenu un poids médiatique de 23 % dans les médias du Québec pendant la campagne, a obtenu 22 % des voix lors de l’élection de mardi. De là à dire que les médias décident du choix du premier ministre, il n’y a qu’un pas.