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Deuxième phase de Kyoto: le mystère canadien

Les représentants des pays signataires du protocole de Kyoto sont à négocier les bases de ce qui lui succédera, en 2012. Une décision est attendue en décembre, à la Confé­rence sur le climat de Copenhague. Entre-temps, tous les yeux sont tournés vers le Canada, qui s’est forgé une réputation de cancre au fil des ans.

Alors que se dessinent des resserrements dans les cibles à atteindre en termes de réduction des gaz à effet de serre (GES) et dans l’implication des pays engagés dans la lutte aux changements climatiques, le gouvernement de Stephen Harper semble chercher à se désengager de la structure à venir. «Le Canada participe aux discussions, mais répète à la communauté internationale que les objectifs fixés par le pays, soit la réduction des émissions de 3 % en 2020 par rapport au niveau de 1990, sont suffisants, a expliqué Dale Marshall, analyste de politiques en matière de changement climatique pour la Fondation David Suzuki. Le pays n’a pas beaucoup de crédibilité.»

Bien que le Canada ait été accusé de nuire aux négociations qui ont cours, peu d’experts croient que le pays pourra se retirer du protocole de Kyoto. «Je crois que dans leurs rêves les plus secrets, les conservateurs voudraient se retirer, a indiqué Steven Guilbeault, coordonnateur général adjoint d’Équiterre. Mais le prix politique à payer serait tellement élevé que le Canada ne peut pas se permettre de ne pas être là. Il est cependant clair que les conservateurs vont tout faire pour limiter la portée de l’entente.» 

Les quatre thèmes de base de la période post-Kyoto
1. Les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour les pays industrialisés s’annoncent beaucoup plus importants que pour la première phase.
2. Des objectifs de stabilisation des émissions de GES dans les pays en voie de développement devraient être fixés.
3. Un mécanisme de partenariat sur les énergies propres qui permettrait aux pays en voie de développement d’avoir accès à des technologies vertes devrait voir le jour.
4. Des investissements dans les pays en voie de développement sont prévus pour les aider à s’adapter aux changements climatiques et accélérer leur lutte aux GES.


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