Pauvreté et itinérance ne sont pas le lot exclusif du centre-ville

L’hiver est bien installé. Pour ceux qui ne sont pas partis vers des températures plus clémentes, nous avons apprivoisé des températures durant le temps des Fêtes et le début janvier où le mercure est descendu de nombreuses fois sous la barre des -20 degrés Celsius, et ce, sans compter le facteur vent.

Durant ces froides journées d’hiver, comment rester indifférent face à toutes ces personnes qui passent leurs journées à l’extérieur et bien souvent leurs nuits également? De plus, qui n’a pas vu ou entendu parler de cet itinérant filmé en t-shirt et culottes courtes par une journée glaciale lors d’une altercation avec un policier? L’itinérance à Montréal est un phénomène complexe et grandissant. Le chiffre de 30 000 itinérants à Montréal fut souvent évoqué au cours des dernières années, mais il est difficile de fournir un nombre précis.

Lors de la dernière campagne électorale municipale, le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) a formulé plusieurs demandes pour la nouvelle administration afin de lutter contre ce phénomène. Les demandes sont variées et touchent de multiples enjeux, que ce soit le profilage social, l’augmentation du nombre de logements sociaux, mais aussi par la mise en place d’une politique nationale de lutte contre l’itinérance qui reflète les besoins et les droits des personnes. Récemment, le nouveau maire de Montréal, Denis Coderre, affirmait dans les médias vouloir travailler sur le dossier et rencontrer les intervenants qui s’impliquent avec les sans-abris.

Bien que le phénomène de l’itinérance semble plus visible au centre-ville de Montréal, il touche tous les Montréalais. Il est également possible de lutter contre ce phénomène en agissant en amont, en luttant contre la pauvreté et l’exclusion. Les membres du ROCHA, de par leurs valeurs et leurs travaux, touchent de nombreux enjeux qui permettent de lutter contre l’augmentation de l’itinérance. Le travail concerté et individuel du milieu communautaire angevin permet de lutter contre l’exclusion et de favoriser la mise en place des valeurs de solidarité et d’entraide, que ce soit à travers un comité qui sensibilise sur les problématiques angevines du logement, par des projets favorisant la persévérance scolaire ou encore par des groupes d’achats réalisé par des organismes communautaires. Les membres du ROCHA travaillent à améliorer les conditions de vie pour tous et toutes, à un meilleur accès à des logements abordables et décents, au développement de services de proximité qui répondent aux besoins des citoyens, abordables et accessibles, peu importe leurs conditions sociales ou économiques, ainsi qu’à un revenu décent qui permet à tous et toutes de vivres dignement. Car nous le méritons tous.

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