Du logement social pour les mères monoparentales
« C’est un projet qui donne le vertige », confie Carole Longpré, la directrice générale d’Escale Famille Le Triolet.
L’organisme, qui épaule de 150 à 160 familles a déposé, il y a quelques mois, un projet de construction de logements sociaux. Un projet qui lui permettrait en même temps de relocaliser ses activités.
« Nous travaillons depuis 2011 [NDLR: date à laquelle la Commission scolaire de Montréal a annoncé récupérer les lieux] à trouver une solution avec le CRC Saint-Donat. Mais toutes les tentatives ont échoué. Ce projet est la seule solution que nous ayons trouvée pour continuer à exister », confie Mme Longpré.
Raser une école
Le bâtiment que souhaite construire Escale Famille Le Triolet sera érigé à la place d’une école de la Commission scolaire de Montréal, située avenue Pierre-de-Coubertin.
« Il s’agit d’un bâtiment excédentaire qui était loué à divers organismes. Le lieu n’est pas viable pour y implanter une nouvelle école », explique Catherine Harel-Bourdon, présidente sortante de la CSDM.
Une demande d’aliénation de la bâtisse a été faite; elle a été acceptée à l’unanimité au dernier conseil des commissaires et doit maintenant être validée par le gouvernement du Québec.
Viser la réinsertion sociale
Avec ce projet, Escale Famille Le Triolet entend développer davantage son volet social.
Le futur bâtiment de trois étages et demi, devrait accueillir les bureaux de l’organisme et une trentaine de logements sociaux. Des logements destinés aux mères monoparentales, qui cherchent à se réinsérer dans la vie active.
« Cela peut apporter une perspective nouvelle à l’organisme », pense Mme Longpré.
Un projet fragile
Plusieurs incertitudes planent au-dessus de ce projet.
Le dossier doit notamment passer entre les mains du conseil consultatif d’urbanisme de Montréal, qui devra statuer sur l’octroi du permis de démolition. Tout retard pourrait mettre en péril la relocalisation de l’organisme.
« Il faut absolument que tout soit terminé avant juin 2016, martèle Mme Longpré. Or, pour le moment, nous n’avons aucune certitude quant à l’échéancier ».
En attendant des réponses, l’organisme travaille à monter un plan d’affaires. L’organisme doit trouver des partenaires financiers pour combler un manque à gagner de départ de 100 000 $ par année.