Place à la musique à l’Antre-Jeunes de Mercier-Est

Les musiciens en herbe de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est ont dorénavant un local spécialement adapté à leurs besoins, où ils peuvent pratiquer et perfectionner leur art sans se soucier d’importuner les « voisins ».

Situé à l’intérieur même de la maison des jeunes, l’espace est convivial et fonctionnel. On retrouve à l’intérieur des instruments que les jeunes peuvent utiliser à leur guise : batterie, clavier, guitare, basse, ainsi que des percussions.

Dans le local adjacent, un studio d’enregistrement a été aménagé. Les apprentis musiciens pourront se familiariser avec les diverses techniques audios et capter leur prestation.

Après un bref cours d’introduction, les jeunes pourront utiliser les équipements. Il suffira de réserver des périodes, question que tout se déroule dans l’ordre.

Ça faisait plusieurs années que le projet était dans l’air. Il suffisait de trouver les ressources financières pour le réaliser, indique Julie Ouellet, directrice de l’Antre-Jeunes de Mercier-Est. Des partenaires ont cru au projet, notamment la Fondation Telus, ainsi qu’André Ménard, cofondateur du Festival international de jazz de Montréal, et le rêve s’est concrétisé, ajoute-t-elle.

Petit garçon de l’est de Montréal, M. Ménard est très heureux d’être associé au projet. Pour lui, c’est un peu une façon de transmettre sa passion pour la musique.

« Le projet encourage la pratique musicale et contribue, à sa façon, à favoriser le développement culturel. En plus, c’est pour un organisme de mon coin, je ne pouvais refuser. »

De la conception du projet à sa réalisation, il s’est écoulé trois ans. Mme Ouellet voulait quelque chose de qualité et de durable dans le temps.

« Nous voulions que tout soit conforme. Le local répond à des normes d’insonorisation sévères. Lorsque les jeunes pratiquent, nous ne sommes pas incommodés par le son, même si on se trouve de l’autre côté du local. »

Lors de l’inauguration officielle du local de musique, quelques jeunes étaient présents. Ils trouvent ça cool d’avoir un endroit pour se pratiquer. Ils ne souhaitent pas nécessairement en faire une carrière. Pour plusieurs, c’est un passe-temps, mais cela ne les empêche pas de prendre ça au sérieux.

Qu’ils souhaitent ou non devenir un musicien professionnel, ce n’est pas important, confie Mme Ouellet. L’apprentissage d’un instrument de musique a plusieurs vertus : estime de soi, effort, concentration, persévérance et bien d’autres, qui s’appliquent concrètement dans la vie de tous les jours. C’est pourquoi nous n’avons pas hésité à mettre sur pied le projet.

J’espère simplement que les jeunes utiliseront le local. C’est avant tout pour eux que nous l’avons créé, de souhaiter Mme Ouellet.

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