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Une escrimeuse de L’Île-Bizard aux championnats du monde à Moscou

Lemieux François - TC Media
Âgée de 17 ans, Brittany Mark-Larkin de L’Île-Bizard sera l’une des trois représentantes canadiennes de la catégorie épée chez les dames, junior (de 17 à 20 ans) à participer aux Championnats mondiaux d’escrime de Moscou au début d’avril. Mme Mark-Larkin a été sélectionnée après sa performance lors d’une compétition précédente à Göteborg en Suède, ce qui a confirmé sa troisième place dans l’équipe canadienne pour la compétition de Moscou.

Ce seront les deuxièmes championnats mondiaux d’escrime d’affilée pour Mark-Larkin. L’an dernier, elle s’est placée 12e sur plus de 100 escrimeurs dans la catégorie cadet, alors que la compétition était tenue en Jordanie. Son résultat était le meilleur de toutes les Canadiennes dans cette catégorie.

Elle est excitée et a bon espoir de bien faire cette année à Moscou après avoir enregistré de bons résultats récemment à Dijon, France (43e) et Göteborg (34e) en janvier dans ce qui constituait sa première année dans la catégorie junior. «Je pense que j’ai de bonnes chances de bien faire. J’ai eu une très bonne saison. Cette année, j’ai fait deux compétitions internationales et je m’en suis bien tirée alors ça augure bien. Mes entraîneurs sont contents de mes résultats aussi», a-t-elle dit jeudi dernier lors d’une pratique au collège Jean-de-Brébeuf.

Elle s’entraîne trois fois par semaine de 17h à 19h30, pour un total de sept heures et demie et le fait qu’elle doive voyager de l’Ouest-de-l’Île à chaque fois prouve la passion qu’elle porte pour son sport.

Son entraîneur à Brébeuf s’est déjà rendu aux Olympiques, il s’agit de Jacques Cardyn qui agira également comme chef de mission pour les jeux de Moscou. Cardyn a été impliqué en escrime depuis 40 ans et il est impressionné par ce qu’il voit de la protagoniste de 17 ans.

«Elle a sang-froid impressionnant, qui est une source de confusion pour les adversaires. Elle montre peu d’émotion et fait ce qu’elle a à faire. Contrairement à d’autres athlètes qui sont très expressifs, elle garde toujours la même attitude froide. C’est une qualité qui lui sert bien. Sa vitesse est également excellente», a-t-il dit.

Bien qu’elle ne pouvait pas se qualifier pour les Jeux olympiques de Londres en raison de son âge, Cardyn a laissé entendre la semaine dernière que Mark-Larkin pourrait très bien faire l’équipe olympique pour les Jeux 2016 à Rio de Janeiro et qu’elle pourrait causer des surprises.

 Peu importe ce que l’avenir peut tenir pour Mark-Larkin en escrime, il y aura toujours deux personnes sur terre qui resteront fiers d’elle pour le reste de sa carrière : ses parents qui l’ont toujours soutenu depuis ses débuts il ya sept ans au club de Chevaliers Dragons d’Or.

Son père la conduit trois fois par semaine de L’Île Bizard jusqu’à Brébeuf. «Je sais à quel point elle s’entraîne et son niveau d’engagement pour s’améliorer d’année en année. Parfois il y a des revers, mais elle est encore à apprendre», a déclaré son père, Kevin Larkin.

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