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Harel paniquée et envieuse

En pleine course à la mairie de Montréal, Louise Harel a répété toute la journée mardi des âneries sur Richard Bergeron, notamment à l’émission de Desautels. Qu’est-ce qui pousse cette politicienne – normalement calme et en contrôle – à attaquer bassement le chef de Projet Montréal, son membership, ses sympathisants?

La panique. Elle voit le tapis lui glisser sous les pieds et sera bientôt forcée d’admettre que le seul parti propre dans la course actuelle est celui de Richard Bergeron.

L’envie. Elle se rend compte que le seul programme structuré et progressiste est celui de Projet Montréal. Aurait-elle le goût de doter son parti d’un meilleur programme? Le bon moment pour ce faire est passé. Il est trop tard.

Le dépit. Richard Bergeron ne lui a pas déroulé le tapis rouge pour l’accueillir. La reine mère est froissée.

Le déni. Louise Harel tente d’accrocher dans le dos d’Union Montréal le poisson d’avril, c’est-à-dire les malversations de son ex-bras droit.

L’impuissance. Qu’est-il possible de faire à 10 jours du scrutin?

Il y a, en effet, de quoi être à côté de ses pompes. Toutefois, Louise Harel devrait faire montre de suffisamment de maturité politique pour ne pas céder à la tentation de dire n’importe quoi sur son adversaire; de suffisamment d’éthique pour ne pas profiter de sa popularité pour raconter des faussetés et des mesquineries qui ne sont pas à la hauteur de l’image qu’elle projette normalement. Louise Harel n’est pas faite pour la mesquinerie. Vivement qu’elle reconnaisse qu’elle a en Richard Bergeron un adversaire de taille…     
Nicole Lapierre

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