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Les plus pauvres paient le prix de la crise au Honduras

Les pressions de la communauté internationale pour la restitution du président déchu Manuel Zelaya ne sont pas sans conséquence pour une population qui dépend en grande partie de plusieurs programmes d’aide humanitaire.

«Les gens sont très pauvres ici et ont beaucoup de besoins à combler, explique Francisco Salinas, le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) au Honduras, précisant qu’il s’exprime en son propre nom. Si on arrête de fournir certaines ressources, comme l’ont fait entre autres les États-Unis afin de faire pression sur l’administration de Micheletti, les besoins de cette population augmentent.»

M. Salinas se réjouit que le PAM soit à l’abri des crises politiques, étant donné qu’il s’agit d’un programme humanitaire chapeauté par les Nations unies depuis 1999 au Honduras. L’organisme peut donc continuer ses activités, contrairement à d’autres ONG dont les fonds ont été coupés. Consé­quence : le PAM a plus de travail que jamais, puisqu’il tente de répondre à la demande grandissante en raison du nombre réduit d’ONG au pays.

L’extrême pauvreté affecte 47 % de la population hondu­rienne. Parmi les plus pauvres, 75 % vivent en milieu rural, ce qui leur rend l’accès aux ressources plus difficile.

«Dans un pays en voie de développement, on ne peut pas se permettre d’interrompre les programmes, comme c’est le cas en ce moment», affirme le directeur, ajoutant que le manque de médicaments de base qu’a engendré la crise politique n’est qu’un exemple parmi d’autres.

La situation au Honduras:

Ce reportage a pu être réalisé grâce à la bourse de Reportage international de l’ACDI-ACJ.

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