Une idée simple
On le sait, la Loi sur le financement des partis politiques fait l’objet de contournements depuis plusieurs années. Le stratagème est connu : des entreprises utilisent des prête-noms, bien souvent leurs employés, afin de contribuer plusieurs fois la contribution maximale de 1 000 $ à la caisse électorale d’un parti.
Cette entourloupette rend pour le moins difficile l’établissement d’une preuve de collusion qui ne contrevient pas strictement à la loi, mais à son esprit basé sur le financement populaire.
Or, on faciliterait grandement le travail du Directeur général des élections (DGE) et des journalistes voulant enquêter sur ces questions en obligeant les donateurs à inscrire le nom de leur employeur, rendant ainsi l’analyse du registre des donateurs beaucoup plus aisée et efficace. Trop simple pour être vrai?
Gabriel Danis, Montréal, titulaire d’une maîtrise en science politique