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À 90 ans, Mikhaïl Kalachnikov se réjouit que son arme soit toujours utilisée

Alena Bobrovich - Métro Russie

Aujourd’hui, Mikhaïl Kalachnikov, général et ingénieur russe, inventeur de l’arme qui porte son nom, célèbre ses 90 ans. Métro Russie l’a rencontré à Izhevsk, la ville ou il a travaillé pendant de nombreuses décennies.
 
Comment vous sentez-vous à la veille des célébrations?
Je suis content que mon arme continue à vivre et à être développée. Je ne pourrais espérer davantage. Donc, je vais fêter mes 90 ans en homme heureux.
 
Quel est le secret derrière la popularité de l’AK-47?
Un soldat crée une arme pour un soldat. J’ai servi dans l’armée soviétique et je connaissais bien les problèmes auxquels font face les soldats durant leur vie. Je voulais que mes armes soient non seulement
efficaces, mais aussi confortables. Pour améliorer le design, j’ai toujours consulté des experts. Et des soldats m’ont dit qu’elle était presque parfaite et m’ont indiqué ce qu’il fallait faire pour l’améliorer encore. L’AK-47 est donc devenue simple et efficace. Une telle arme fonctionne dans toutes les conditions; elle peut tirer même après avoir été dans l’eau ou après être tombée sur le sol.

Combien de temps encore pensez-vous que votre arme restera populaire?
Chaque inventeur souhaite que son invention vive aussi longtemps que possible. Je pense que l’AK-47 sera utile pour l’armée dans l’avenir. Plusieurs experts pensent que rien ne pourra battre cette arme dans sa catégorie avant 2025.
 
Êtes-vous fâché de savoir que plusieurs pays produisent des millions de copies illégales de votre arme?
C’est une honte non seulement pour moi, mais aussi pour le pays et pour tous les petits spécialistes en armement. La contrefaçon enta­che la réputation de la Russie.
 
On vous a critiqué à de nombreuses reprises parce que votre arme est utilisée dans divers conflits dans le monde…
Je ne peux être d’accord avec ça. J’ai créé cette arme pour défendre mon pays. Voilà son but. Le fait que l’AK-47 est utilisée dans plusieurs points chauds du globe ne dépend pas des spécialistes en armement,
mais bien des politiciens. Les armes ne tirent pas toutes seules. Ce sont les hommes qui le font. Et je suis triste quand des gens meurent. Cela dit, si mon arme n’existait pas, il y aurait autre chose à la place.  

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