Des échos pré-olympiques
Les journalistes sont déjà nombreux à Vancouver et ils sont avides de nouvelles. Voici ce qui faisait jaser mercredi.
Le cas Lindsay Vonn
La skieuse américaine est arrivée à Vancouver comme la grande favorite pour le ski alpin chez les femmes. On parlait même déjà des Jeux de «Vonncouver». Mais voilà que la championne a annoncé hier qu’elle était blessée. Tibia droit. Et ses Jeux seraient peut-être menacés. «J’en suis à me demander si je serai capable de skier», a indiqué en conférence de presse celle qui décrit sa blessure comme la plus douloureuse qu’elle se soit jamais infligée.
Ski alpin toujours
L’entraînement en vue de la descente masculine a été perturbé hier et c’est encore la météo qu’il faut pointer du doigt. S’il fallait d’ailleurs remettre une médaille pour le sujet de la semaine ici, à Vancouver, ce serait vraisemblablement dame Nature qui la recevrait. Toujours est-il que la moitié des skieurs ont pu s’élancer. Le Canadien Robbie Dixon a pris le deuxième rang, derrière l’intraitable Suisse Didier Cuche. Manuel Osborne Paradis, sur qui on fonde beaucoup d’espoir ici, s’est pointé en sixième place.
L’entraînement a toutefois dû être annulé en raison du brouillard et il ne pourra compter puisque, selon les règles, les 87 skieurs doivent y prendre part dans la même journée. D’autres séances sont prévues jusqu’à la course, samedi, mais les prévisions météo ne semblent pas très favorables. Pour qu’une course soit présentée, il faut absolument qu’une séance d’entraînement ait été complétée.
Le Kangourougate
C’est une controverse qui n’aurait pas dû avoir lieu. Une tempête dans un verre d’eau. La semaine dernière, quand l’équipe australienne a installé dans le village son drapeau arborant leur mascotte, un kangourou portant des gants de boxe, le Comité international olympique a réagi vivement. Il a demandé à l’équipe australienne de retirer le drapeau non officiel.
Le kangourou a finalement gagné son combat contre le CIO, après que quelques maires, dont Gregor Robertson de Vancourer, eurent «menacé» d’installer le drapeau devant la mairie si le CIO insistait davantage. Les Aussies devront toutefois enregistrer le drapeau s’ils veulent
l’utiliser à nouveau au cours de futurs Jeux.
Le dernier porteur de la flamme
Encore une fois, on parle de Wayne Gretzky. Mais ce choix – s’il s’avère exact – ne fait pas l’unanimité. Mon collègue Randy Starkman, du Toronto Star, indique qu’il y a déjà assez de hockey et de Gretzky! Les commentaires «anti-Gretzky» sur son blogue sont cinq fois plus nombreux que ceux appuyant la «candidature» de la Merveille.
Les noms de Nancy Greene et de Gaétan Boucher circulent parmi les experts. Un choix plus logique et qui reflète mieux l’esprit olympique selon eux. M. Boucher a affirmé à Métro mardi qu’il n’avait pas reçu encore d’appel. On verra demain soir qui a été choisi.
Notre journaliste est présentement à Vancouver.