Environnement pris en otage
En temps de guerre, l’environnement n’est pas épargné. Cette réalité, triste et abominable, prend un nouveau sens dans le conflit de travail actuel opposant la Ville de Montréal et le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP-301).
En matinée du 19 février, j’ai vu à l’Å“uvre des cols bleus qui procédaient, avec diligence et rapidité, au déblayage mécanique des dernières précipitations de neige. C’était dans le quartier Villeray. Pourtant, le même jour, dans l’arrondissement du Plateau, leurs collègues cols-bleus ont décidé de passer directement à l’épandage d’abrasifs. Était-ce justifié ou une simple manÅ“uvre de pression? Était-ce un incident isolé ou une prise en otage de l’environnement?
Le 2 février dernier, quelques dizaines de cols bleus et M. Michel Parent, président du SCFP-301, ont présenté leurs revendications durant l’assemblée du conseil d’arrondissement Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension. Le tout s’est passé dans le calme, et le respect des citoyens présents était le mot d’ordre des syndiqués. J’ai applaudi M. Parent et ses acolytes parce que je considère inacceptable que les cols bleus soient sans contrat de travail depuis deux ans.
L’épisode des abrasifs dans le Plateau vient toutefois me rappeler qu’en temps de conflit, certaines manÅ“uvres sont plus acceptables que d’autres. Le SCFP-301 devrait s’assurer que ses membres font preuve de responsabilité environnementale. Il en va du capital de sympathie des citoyens à l’égard de leur cause. L’épandage d’abrasifs a des impacts nocifs pour l’environnement. Faut-il réviser la loi assurant le maintien des services essentiels pour que l’environnement soit respecté en temps de conflit de travail?
– Pascoal Gomes, Résidant de Villeray