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La grandeur de ce qui est petit

Les fédéra­listes ont souvent servi aux nationalistes québécois l’exemple de l’Union européenne pour tenter de prouver qu’en cette ère de mondialisation, un Québec indépendant ne serait pas viable économiquement et que seules les grandes entités politiques avaient une chance de survivre.

Je ne suis pas économiste, mais à la lumière de la crise qui secoue actuellement l’Union européenne et malgré toute la sympathie que j’éprouve pour les citoyens de cette Europe en détresse financière, je me réjouis de voir cette belle théorie s’envoler en fumée.

En effet, plusieurs spécialistes de la finance et de l’économie commencent à penser que l’euro ne tiendra pas le coup et que, si sa monnaie s’effondre, l’Union elle-même pourrait rapidement se désagréger. On dit même que les Britanniques ont fait preuve de clairvoyance en conservant leur propre monnaie! Une belle démonstration du fait que celui qui voit trop grand n’a pas nécessairement raison.

– Chantal Benoit

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