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Peu d'avenir?

La directrice de la programmation du Festival d’été de Québec (FEQ), Dominique Goulet, aurait mieux fait de se taire au lieu de dire une ânerie en déclarant au journal Le Devoir que la chanson française a peu d’avenir.

Peu d’avenir pour qui ou pour quoi? Peu d’avenir pour attirer du monde à des festivals comme le FEQ? Peu d’avenir pour remplir les fameuses plaines d’Abraham et remplir du même coup les coffres d’un festival? La chanson d’expression française est bel et bien vivante et se porte fort bien, vous savez.

Je m’étais fait à l’idée que je passerais l’éponge sur la maigre présence de la chanson francophone à l’édition 2010 du FEQ en me disant que le festival nous reviendrait dans les prochaines années avec une présence plus grande de chanteurs francophones.

Mais avec une déclaration comme celle faite par la directrice de la programmation du Festival d’été, je me dis que ce festival est en manque de vision artistique, point à la ligne. On ne parle plus de direction artistique, on parle de direction comptable.

Si, pour la directrice de la programmation du FEQ, la chanson française n’a pas d’avenir parce qu’à ses yeux on ne remplit pas les plaines d’Abraham avec un chanteur francophone, eh bien je me dis qu’on ne viendra pas me convaincre que sa programmation est faite avec doigté, intégrité et haut professionnalisme. On ne va pas déclarer à la va-vite, haut et fort, que la chanson française a peu d’avenir quand on sait fort bien que le Festival d’été a connu des heures de gloire avec des chanteurs français et québécois dans le passé et il n’y a pas si longtemps que ça en fait.

– Yvan Giguère, Saguenay

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