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C'est la faute à Plekanec

Yvan Piquette, Réal Munger et Paul Meilleur-Aucoin/Sportnographe

Il est enfin temps de parler Canadien. En effet, la saison morte dans le monde du hockey est un excellent moment pour prendre une pause et analyser le monde du hockey.

Maintenant que le repêchage de la LNH est chose du passé et que le marché des joueurs autonomes s’est ouvert et pas mal refermé, il convient de s’attaquer à un sujet chaud : Canadien. Car la saison morte dans le monde du hockey est un excellent moment pour prendre une pause et analyser le monde du hockey.

Certains diront : «Eille, pis la Coupe du monde gros niaiseux?», et on leur répondra : «Surveillez votre langage, malotru.» On ajoutera peut-être même qu’il ne vaut pas la peine de jaser soccer puisque les demi-finales se sont terminées «avec pas» de scandale de but compté avec la main ou de carton rouge pour avoir tiré les cheveux. Une analyse de la chose perdrait de son intérêt pour nous, qui sommes tellement superficiels.

Effet domino

De toute façon, il y a dans la vie des choses bien plus importantes que la plus importante des compétitions sportives du monde. Prenez l’incroyable (com­me le dirait Benoît Brunet) effet domino qu’a entraîné la signature du contrat de Tomas Plekanetz. L’homme au col roulé paraphe une entente de cinq millions par année, ce qui ne laisse que peu de monnaie pour rémunérer convenablement Jaroslav Halak qui est échangé contre un Danois (pas le chien, la pâtisserie), ce qui force l’embauche d’un gardien numéro deux (titre provisoire) peu ambitieux, ce qui ne laisse plus de place dans la masse salariale pour mettre sous contrat Dominic Moore, Glen Metropolit et Marc-André Bergeron.

Un troisième trio décimé et un héros des «séries minatoires» qui s’en va garder les buts sous le chaud soleil de St. Louis. Ce n’est là que la pointe de l’asperge des conséquences désastreuses de la mise sous contrat de Plekanechque. Car les effets secondaires sont pervers.

On aurait don’ dû
Pour aspirer aux grands honneurs, il faudra en effet se contenter de joueurs comme Benoît «Poupou» Pouliot, Andreï Kostitsyn, ou Max Pacioretty, des attaquants qui ont fait leurs preuves en matière de ne pas faire leurs preuves. Qu’adviendra-t-il lorsque ces derniers seront tous rétrogradés sur le troisième trio et que l’attaque de la Flanalette sera composée de deux duos, et de deux quatuors? On se dira que tout ça, c’est la faute à Plekanexxx, et que mautadine qu’on aurait dû embaucher Kovalchuk et Marleau à la place…


Ce soir à 19 h, à la Première Chaîne de Radio-Canada – 95,1 FM

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