Une enquête est en cours sur une soûlerie qui a eu lieu dans le métro
Une enquête est menée par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et la Société de transport de Montréal (STM) sur un groupe de jeunes se sont adonnés à un concours de soûlerie dans le métro de Montréal.
Les actes répréhensibles se seraient produits le 9 mars dernier. Une vingtaine de jeunes adultes se sont présentés à la station de métro Côte-Vertu. Ils se sont donnés comme défi de boire le contenu d’une bouteille ou d’une canette de bière dans chacune des stations de métro avant le passage du prochain train. En plus de consommer de l’alcool dans le métro, les jeunes ont arraché des publicités, dessiné des graffiti, vomi et uriné sur des bancs, les quais et les rails du métro. Certains se sont aussi dévêtus.
Le soir même où ces infractions ont été commises, les policiers affectés à l’unité Métro n’ont pas été alertés, a indiqué l’inspecteur chef du SPVM, Philippe Pichet. Au début de la semaine, le récit de cette soirée a été rendu public sur le site internet www.mook-life.com, mais au cours de la journée de mercredi, toutes les photos et les textes ont été retirés.
La STM a condamné avec véhémence ces gestes posés par les jeunes. «Ce sont des actes irresponsables, illégaux et extrêmement dangereux», a fait savoir la porte-parole de la STM, Isabelle Tremblay. Le SPVM tente de son côté de retrouver les fautifs. Il visionne les bandes vidéo des caméras installées dans le métro et il cherche à savoir si un appel n’a pas été logé au 911 ou à la STM pour dénoncer les contrevenants. Si les jeunes sont épinglés, ils pourraient être poursuivis pour les gestes indécents qu’ils ont commis dans le réseau du métro.
Pour ce qui est des infractions aux règlements de la Ville de Montréal et de la STM, ils ne sont passibles d’aucune sanction puisqu’ils n’ont pas été pris sur le fait. «Sur les photos, on croit voire les gens consommer de la bière, a expliqué l’inspecteur chef du SPVM, Philippe Pichet. En fait, on les voit tenir une bouteille de bière, mais il n’y a rien qui nous dit que ce n’est pas du Kool-Aid qui est dans la bouteille. Quand on intervient sur les lieux, on sait pertinemment que c’est de la bière.» «On veut quand même identifier les gens si possible, les sensibiliser et leur dire que leur comportement nuise à leur propre sécurité et à celle des autres usagers», a ajouté l’inspecteur chef du SPVM.