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Candidats aux élections municipales recherchent idées pour se faire connaître

Le casse-tête des candidats aux élections municipales, c’est d’abord de se faire connaître des électeurs, et ensuite d’arriver à les convaincre  de voter pour eux, en à peine deux ou trois minutes. Métro a suivi des candidats qui tentent de nouvelles approches… Y en aura pas de facile!

Les motorisées

  • À Montréal-Nord, où le taux de
    participation a été sous les 30 % en 2005, se faire connaître, quand on
    est candidat, n’est pas chose évidente. Et ça l’est encore moins quand
    votre parti promet qu’il ne posera pas de pancarte sur la voie
    publique! Pour remédier à la situation, les candidats de Vision
    Montréal dans l’arrondissement misent notamment sur une camionnette
    «publicitaire» qui sert aussi à véhiculer candidats et bénévoles dans
    un arrondissement mal pour­vu en transports en commun.

    Miser sur la proximité

    Mais
    pour se faire élire, les candidates Guerline Rigaud et Brunilda Reyes
    misent avant tout sur leur proximité avec la population. La première
    dirige un organisme d’insertion professionnelle, Sam X. La seconde
    pilote Les Fourchettes de l’Espoir, une entreprise d’économie sociale.

    «La
    politique, c’est la continuité de notre engagement social, lance Mme
    Reyes. On veut aller plus loin pour mieux arriver à faire passer nos
    messages.» D’après Mme Ri­gaud, leur proximité avec les citoyens permet
    de démystifier le rôle de politicien, ce qui  permettra peut-être de
    con­vaincre ceux qui ne vont ja­mais voter : «Si on arrive à faire
    sortir ce vote-là, on gagnera.»

    Les émeutes de Montréal-Nord
    pourraient aussi être fatales au parti Union Montréal, qui dirige
    l’arrondissement. Le parti a toutefois fait appel à un candidat
    d’expérience en la personne de Gilles Deguire, ancien bras droit de la
    députée Line Beauchamp.

L’ingénieux

  • Comment faire pour avoir le temps de présenter ses idées sans envahir l’espace privé des citoyens? Luc Ferrandez, du parti Projet Montréal, mise sur les partys de trottoir. Le concept est ingénieux : une batterie d’auto qui alimente un ordinateur portable et un projecteur diffusant des images sur un écran habilement fixé à un vélo. Plus écolo, tu meurs! «À travers le photomontage, j’essaie de montrer ce qui se fait ailleurs et où on pourrait l’appliquer dans l’arrondissement», explique le candidat à la mairie du Plateau-Mont-Royal. Moins de voitures, moins de bruit, plus d’espaces verts et plus d’ouverture aux citoyens, tel est en substance le message de ce consultant en management de 47 ans.

    25e party
    La semaine dernière, Luc Ferrandez en était à son 25e party de trottoir. «Avec le porte-à-porte, tu n’as que trois minutes pour convaincre. Là, je dispose de 30 minutes de présentation, et après, on peut continuer le débat. C’est plus efficace pour prouver que les écolos ne sont pas des rêveurs», dit-il.Même s’il dispose d’un capital de sympathie dans l’arrondissement, le candidat de Projet Montréal aura fort à faire pour battre le président de la STM, Michel Labrecque (Union Mont­réal).

Le «tradi» méthodique

  • «Bonj­our, je suis Carle Bernier-Genest, votre conseiller municipal. Je venais voir si vous étiez satisfait du travail dans le quartier?» À suivre ce jeune conseiller municipal d’Union Montréal de l’arrondissement de Rose­mont, on peine à croire qu’il est élu depuis déjà trois ans. À 34 ans, il a déjà une certaine expérience de la politique municipale, qu’il pratique de façon traditionnelle, coin de rue par coin de rue, à raison de quatre heures par jour. «C’est le fun de faire le show, mais moi, je crois plutôt à la méthode traditionnelle, celle où tu règles d’abord les problèmes de base avant de parler des enjeux locaux», clame-t-il.

    Des enjeux à la tonne
    Et des enjeux locaux, il n’en manque pas. Qui a dit que les Montréalais se souciaient de culture, de péages et de protection du mont Royal? Ce qui les concerne avant tout, c’est l’arbre du coin, le nid-de-poule d’à côté et le ramassage des feuilles mortes. «Moi, je tiens à jour une liste de 1 000 citoyens qui m’ont appelé pour un problème. Je m’assure d’y répondre et de faire le suivi, car c’est comme ça qu’on gagne la confiance des gens et aussi une élection.»

    Pour réussir, Carle Bernier-Genest utilise aussi Facebook (une trentaine de citoyens le suivent) pour faire découvrir ce qu’est son métier et compte sur un réseau de cinquante bénévoles qui ratissent son secteur.

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