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Quatre arrondissements, quatre nouveaux maires, quatre ans pour du changement

Le 1er novembre, les électeurs de quatre arrondissements ont fait le pari du changement. Autrefois détenus par le parti du maire, Union Montréal, les arrondissements de Ahuntsic-Cartierville et du Plateau-Mont-Royal sont passés aux mains de Projet Montréal, tandis que ceux de Rosemont-La Petite-Patrie et du Sud-Ouest ont basculé vers Vision Montréal. Métro vous présente aujourd’hui le premier de cinq articles traitant du vent de changement que souhaitent y insuffler les quatre nouveaux maires.

Le 1er novembre, les électeurs montréalais ont reconduit le maire Gérald Tremblay et son parti, Union Montréal, à la tête de la métropole. La population de quatre arrondissements a toutefois rejeté la continuité et le parti Union Montréal pour se tourner vers quatre hommes synonymes de changement.

C’est ainsi que Pierre Gagnier, membre du parti Projet Montréal, a succédé à la controversée mairesse Marie-Andrée Beaudoin dans Ahuntsic-Cartierville. Dans le Plateau-Mont-Royal, le président de la Société de transport de Montréal et successeur annoncé de la mairesse Helen Fotopulos, Michel Labrecque, a mordu la poussière face à Luc Ferrandez, de Projet Montréal.

La plus grosse surprise est cependant venue de Rosemont-La Petite-Patrie, où les électeurs ont choisi de ne pas reconduire André Lavallée à la tête de l’arrondissement. François Cro­teau, de Vision Montréal, a obtenu le mandat d’amener l’arrondissement plus loin. Enfin, dans le Sud-Ouest, Vision Montréal et Benoit Dorais ont pris le relais de Jacqueline Montpetit.

Importants défis
À l’exception de Pierre Gagnier, qui fait un retour en politique municipale après avoir rempli deux mandats de conseiller dans les années 1990, les nouveaux maires en sont à leurs premières armes sur la scène municipale.

Affichant une volonté de fer, MM. Ferrandez, Croteau et Dorais n’ont pas peur de placer la barre haut pour leur premier mandat et entendent faire des quatre prochaines années une étape charnière. «Ultimement, il faut que Montréal cesse d’être une ville du 20e siècle, estime François Croteau. Montréal est une ville des années 1970-1980. Ça ne bouge plus depuis des années. On ne fait que gérer de façon budgétaire : on n’a pas d’argent, on ne fait rien.»

Ayant tous subi des ponctions budgétaires dans leur Plan triennal d’immobilisation (PTI), les quatre nouveaux maires s’entendent pour dire que les investissements à venir devront être bien dosés. Personne n’a toutefois l’intention de rester les bras croisés.

«Il faut être « fast and furious », affirme Luc Ferrandez. Quand on avance uniquement de façon progressive, en y allant par petites touches, ça se perd. Il faut viser le long terme sans se soucier du court terme. On ne doit pas s’arrêter pour éviter à tout prix de payer un coût politique.»

Objectif : proximité
Les quatre nouveaux mai-res ont aussi espoir de transformer l’arène politique afin d’y faire entrer les électeurs. «Le défi est dans la communication des enjeux, soutient Benoit Dorais. Il faut impliquer la population. Les gens ne se sentaient peut-être pas interpellés par la politique municipale d’autrefois. Nous, on s’est donné le défi de rendre ça intéressant, plus près des gens.»

Dans Ahuntsic-Cartierville, le maire Pierre Gagnier a choisi de travailler pour les gens et a entraîné les représentants des deux autres partis présents au conseil d’arrondissement dans la danse. «J’ai demandé à tous les élus de laisser les politiques de parti de côté et de travailler pour les citoyens explique-t-il. Jusqu’à maintenant, ma demande a été respectée.»


Ahuntsic-Cartierville / Pierre Gagnier, Projet Montréal

À 74 ans, Pierre Gagnier aurait pu choisir de prendre une retraite paisible. Il a plutôt décidé de faire un retour en politique après une pause d’un peu plus de 10 ans.

  • Fondateur et dirigeant de nombreuses entreprises aujourd’hui menées par certains de ses huit enfants.
  • Conseiller municipal de Cartierville de 1990 à 1998.
  • Ancien conseiller associé du maire pou le développement économique sous l’administration de Pierre Bourque.
  • Membre du cabinet fantôme de Projet Montréal. À?ce titre, il est critique des dossiers reliés à la Sécurité publique, à l’administration publique et aux affaires gouvernementales.


Plateau-Mont-Royal / Luc Ferrandez, Projet Montréal

Ne détenant aucune expérience en politique, mais souhaitant à profondément changer la ville qu’il aime, Luc Ferrandez a ravi la mairie du Plateau au parti Union Montréal.

  • Consultant en management et en gestion du changement depuis 10 ans.
  • Ancien directeur des communications chez CAE Électronique et conseiller principal en communication chez Hydro-Québec.
  • Ancien chercheur au CNRS dans un laboratoire spécialisé sur les questions environnementales.
  • Membre du cabinet fantôme de Projet Montréal, responsable des dossiers du transport et de l’aménagement urbain.

Rosemont-La Petite-Patrie / François Croteau, Vision Montréal
François Croteau souhaite que Montréal fasse preuve de vision et aille de l’avant avec de grands projets. Il promet de faire en sorte que Rosemont-La Petite-Patrie fasse de même.

  • Doctorant en études urbaines. Se spécialise dans la gestion des acteurs locaux par les promoteurs immobiliers à Montréal.
  • Collaborateur à la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable de l’UQAM.
  • A participé à la rédaction d’un mémoire sur la stratégie de développement durable du gouvernement du Québec.
  • Porte-parole du dossier de mise en valeur du territoire et du plan d’urbanisme.

Sud-Ouest / Benoit Dorais, Vision Montréal
Natif du Sud-Ouest, Benoit Dorais s’est lancé en politique municipale afin d’assurer à son arrondissement un développement sain et respectueux de sa population.

  • Élu, depuis deux ans, commissaire scolaire pour la Commission scolaire de Montréal (circonscription de Saint-Henri-Petite-Bourgogne-Pointe-Saint-Charles).
  • Ancien adjoint politique du député du Bloc québécois dans Jeanne-Le Ber, Thierry Saint-Cyr.
  • Président des conseils d’administration de la caisse Desjardins du Parc Sir-Georges-Étienne-Cartier et de la Fondation du patrimoine de l’Étincelle.
  • Porte-parole du dossier des infrastructures.

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