Soutenez

Encore une transaction controversée à la Ville

Selon une analyse du parti Projet Montréal présentée cet après-midi, la Ville a perdu 4M$ dans une transaction douteuse conclue en 2003 avec l’homme d’affaires Hershey Rosen, déjà condamné pour vol et détournements de fonds.

Au cÅ“ur de l’affaire : l’échange de  500 000pi2 de terrains boisés dans le nord-ouest de l’île, sur le bord des Rapides du Cheval blanc, contre des terrains dans le Vieux-Montréal (l’Îlot Saint-François). Au moment de la transaction, la Ville a estimé que les terrains de M. Rosen valaient 2,9M$. M. Rosen les avait pourtant achetés sept fois moins cher quelques mois plus tôt.

Les terrains avaient pris de la valeur à cause du projet immobilier prévu, a répondu Alan DeSousa, l’élu qui a piloté le dossier à l’époque «Si on n’avait pas effectué cet échange, on aurait des tours de condos en hauteur sur le bord de l’eau», a-t-il ajouté. Il réfute au passage les calculs du parti d’opposition : «La ville a bien agit dans ce dossier, Projet Montréal a mal fait son travail de recherche on n’a jamais perdu quatre millions de dollars».
.

Selon Projet Montréal, la Ville n’aurait jamais dû estimer ces terrains à une telle valeur, étant donné qu’ils étaient en bonne partie situés dans une zone inondable. Autre étrangeté, la Ville a donné en échange à M. Rosen, un terrain qui lui avait coûté 4,3M$ en frais d’expropriation mais qu’elle a quand même estimé à 2,5M$. Réponse de la Ville: «Une expropriation, ça coûte toujours plus cher que la valeur réelle».

Mais quatre ans plus tard, en 2007, l’homme d’affaires n’avait toujours pas rempli les conditions de son contrat avec la Ville et développer sur l’Îlot Saint-François un projet d’au moins 30M$.

M. Rosen a plutôt revendu le terrain cette année là pour 7,8M$, réalisant au passage  une substantielle plus-value. Même si M. Rosen a payé 300 000$ de pénalités à la Ville pour ne pas avoir rempli ses engagements, ces pénalités doivent être augmentées pour être réellement dissuasives, selon Projet Montréal qui trace un lien avec une autre vente ratée, celle de la Gare Viger.

Le parti d’opposition recommande aussi de changer les clauses afin que les promoteurs qui ne développent pas les anciens terrains municipaux tels que convenu soient obligés de les revendre en priorité à la Ville au prix initial, plus l’inflation.

Pour lire le rapport, cliquez ici

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.