«Louise Harel a menti», affirme Michael Applebaum
Le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Michael Applebaum, s’est livré à une sortie en règle contre Louise Harel, vendredi matin.
M. Applebaum a accusé la chef de l’Opposition officielle à la Ville de Montréal d’avoir menti aux journalistes en affirmant qu’une affaire d’usurpation d’identité avait mené à la rédaction de trois sommaires décisionnels par des employés de la firme de gestion de projets Macogep, sous la signature de fonctionnaires de la Ville.
«Un fonctionnaire a fait une plainte au sujet d’un sommaire décisionnel, a affirmé M. Applebaum. Tout ça pour ça! Contrairement à ce que Louise Harel a affirmé, aucun grief n’a été déposé. Elle vous a menti.»
Le Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal a en effet reconnu avoir été contacté par un employé de la Direction stratégique des transactions immobilières (DSTI), au sein de laquelle le fonctionne dont l’identité aurait été usurpée travaille, mais le syndicat na indiqué n’avoir déposé aucun grief dans ce dossier. Selon l’administration municipale, il ne s’agirait que d’un malentendu
Michael Applebaum a soutenu qu’il n’existait aucun stratagème, aucun système organisé pour usurper l’identité de fonctionnaires à l’Hôtel de ville. «On est loin du scandale qu’elle veut faire gober aux gens», a-t-il lancé, en ajoutant que Mme Harel s’était montrée «irresponsable» en menant les gens «en bateau comme ça».
Disant craindre une poursuite de Macogep contre Louise Harel, dont la défense serait assumée par la Ville de Montréal et, incidemment, par les contribuables, Michael Applebaum a invité la chef de Vision Montréal à céder sa place.
«Elle est allée trop loin, ça suffit, a-t-il déclaré. Elle devrait penser sérieusement à laisser sa place à quelqu’un d’autre.»
Plus tôt, vendredi, Macogep a exigé des excuses et une rétractation de Louise Harel.
Louise Harel se défend
Louise Harel a répliqué à la sortie de Michael Applebaum en lui rappellant, par voie de communiqué, que «les insultes ne peuvent servir de justification».
Elle a souligné que le président du comité exécutif de la Ville avait reconnu que «trois employés de Mocaogep travaillent à l’intérieur des bureaux de la Ville», que «les employés ont rédigé des sommaires décisionnels», et qu’un «employé municipal a vu, à son insu, apparaître son nom sur un sommaire décisionnel».
«L’enquête que j’ai demandé au contrôleur général de la ville porte précisément sur ces faits et s’impose donc plusque jamais», a conclu la chef de l’Opposition officielle.
Mme Harel a par ailleurs précisé qu’elle n’avait jamais mis en doute la compétence et l’expertise de Macogep.