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Du toit vert de la Maison du développement durable

Du toit vert de la Maison du développement durable, j’admire le centre-ville et le Quartier des spectacles. C’est le mois de juin et en dépit du printemps froid et pluvieux derrière nous, j’anticipe les canicules d’été.?

Canicule? «Enfin!» diront plusieurs d’entre vous. «Misère!» diront d’autres. Mais qui ne veut pas de chaleur intense? Les poupons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les cardiaques, les asthmatiques…  Bref, ceux pour qui une température de 30 degrés Celsius ou plus est synonyme de malaises, de souffrances et de visites à l’hôpital.

Dans la seule région de Montréal, on estime que 2 000 personnes décèdent prématurément dû à la piètre qualité de l’air. On pense évidemment au smog qui se forme lorsque les particules fines émises (principalement) par les voitures sont  chauffées par un soleil trop chaud. Ces journées de chaleur intense vont d’ailleurs augmenter en fréquence en raison du réchauffement climatique.

Du haut du toit vert de la Maison du développement durable, je pense à ma fille de 5 ans et à mon fils de 2 ans. J’espère qu’ils ne seront pas asthmatiques, même si le risque est élevé (27 % des 235 000 enfants âgés de 6 à 12 ans à Montréal souffrent d’asthme).

Je contemple maintenant la verdure sur le toit de la Maison du développement durable. Ce toit va ainsi contribuer à réduire la chaleur du centre-ville de Montréal, contrairement aux toits de goudron noir qui captent la chaleur et contribuent à la torpeur ambiante.

En raison notamment de cet or noir que l’on utilise pour couvrir nos toits et nos rues, on estime que la température moyenne dans un centre-ville et une région rurale peut varier entre 2 et 12 degrés Celsius…

Toujours perché sur le toit, je regarde maintenant les installations des Francofolies. Je me dis que nous sommes privilégiés d’habiter une ville aussi vibrante où la culture est omniprésente et accessible. Est ce trop demander que de se retrouver dans un centre-ville vibrant où l’air n’est pas vicié?

Que pourrions-nous faire pour améliorer cette qualité de l’air? Évidemment, rendre obligatoire les toits verts, du moins sur les bâtiments commerciaux. Quoi d’autre? Faciliter les déplacements en transport en commun, en vélo et à pied. Et décourager la voiture au centre-ville. Les villes qui l’ont fait se portent bien mieux sur les plans économique et social, et leurs citoyens ont meilleure mine!

Tiens, pourquoi on ne profiterait pas de la réfection de Turcot pour améliorer notre ville? Pourquoi on n’enlèverait pas pour 300 M$ ou 400 M$ de voies et de bretelles inutiles pour investir ces sommes dans des autobus et des trains plus fréquents et plus confortables?

Ce que j’aimerais voir du toit de la Maison du développement durable dans 10 ans? Plus de cyclistes, plus de piétons et surtout des gens qui respirent l’air plus frais du centre-ville.

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