Montréal est championne de la qualité de vie, mais traîne de l’arrière en économie
Montréal trône au sommet d’un classement sur la qualité de vie parmi 14 villes étudiées par l’Institut du Québec (IdQ). Par contre, la métropole peine en matière d’activité économique et de capital humain.
Le constat est le fruit d’un examen de 29 indicateurs socioéconomiques dans 14 villes nord-américaines comparables à Montréal, dont Toronto, Vancouver et San Francisco.
En termes de qualité de vie, Montréal se retrouve en deuxième position de ce palmarès, derrière Toronto.
«La grande force de Montréal réside dans sa qualité de vie, peut-on lire dans le rapport. Première au chapitre de la distribution de la richesse, avec le plus faible taux de criminalité et une population utilisant des modes de déplacement alternatifs, Montréal offre à ses citoyens un environnement sécuritaire et de qualité.»
De plus, la ville se retrouve légèrement au-dessus de la médiane en ce qui concerne l’attractivité pour les entreprises et les investisseurs. Selon Christian Bernard, économiste en chef de Montréal international, cela s’explique par la présence d’universités dans la métropole, les faibles coûts d’exploitation et l’environnement fiscal avantageux pour les entreprises, en plus de la bonne qualité de vie.
Par contre, Montréal se retrouve à l’avant-dernier rang en Amérique du Nord en terme d’activité économique, et en avant-dernière position pour le capital humain.
«Nous pensons qu’il y a sous-investissement dans les universités. On l’a dit avant les carrés rouges.» Michel Leblanc, président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Dans le rapport, on explique cette situation par le fait que le produit intérieur brut par habitant et la productivité par habitant soient inférieurs à ceux des autres villes étudiées.
On indique aussi que la proportion de la population détenant au minimum un baccalauréat est particulièrement faible, et que le décrochage scolaire demeure un problème important. «On est une métropole universitaire de calibre mondial, mais dans les faits, il n’y a rien qui justifie que seulement 30 % de notre population détient un diplôme universitaire, alors qu’à Toronto c’est 37 %, et à Boston, 47 %», juge M. Bernard.
Le rapport souligne toutefois que la ville est en troisième place en matière de croissance économique, derrière Pittsburgh, aux États-Unis, et Vancouver. «Malgré notre retard, Montréal remonte la pente en ce moment», a expliqué le directeur associé de l’IdQ, Jean-Guy Côté.
Voici où se classe Montréal, parmi 14 villes nord-américaines comparables, dans les catégories d’indicateurs examinés par l’Institut du Québec :
- Activité économique : 14e/14
- Croissance économique : 3e/14
- Capital humain : 13e/14
- Innovation : 11e/14
- Qualité de vie : 2e/14
- Attractivité : 6e/14