Montréal reverra les critères d’acquisition des vêtements de pompiers et policiers
La Ville de Montréal reverra tous les critères d’acquisitions des vêtements de travail achetés pour les employés de la métropole, principalement pour les policiers et les pompiers. La manière d’obtenir ces vêtements de la part des fournisseurs pourrait également être revue pour éviter d’écarter inutilement certains entrepreneurs et favoriser une saine compétition.
L’administration pourrait même aller jusqu’à se doter d’une politique de vêtement à la Ville de Montréal dans les deux prochaines années, a indiqué lundi l’élu Jim Beis, responsable de l’approvisionnement au comité exécutif.
Cette affirmation a été faite lors du conseil municipal, après qu’Émilie Thuillier, de Projet Montréal, ait soulevé certaines inquiétudes quant à l’octroi d’un contrat pour l’acquisition de shorts de cycliste et de pantalons transformable pour les policiers de Montréal.
Seulement deux soumissionnaires avaient manifesté leur intérêt pour obtenir le contrat, et un seul a été déclaré conforme. L’autre a été jugé non conforme en raison de la qualité du tissu qu’il proposait et qui ne correspondait pas aux standards demandés.
«Et le fournisseur qui a été choisi, c’est aussi le même qui a été choisi en 2013 et 2010, s’est inquiété Mme Thuillier. Ces deux services, les policiers et les pompiers, ont toujours 1000 bonnes raisons pour qu’il n’y ait qu’un seul soumissionnaire conforme», a-t-elle dit, inquiète que ce processus n’assure pas une saine concurrence.
L’élue ne craint pas que les appels d’offres soient dirigés, mais plutôt que les critères soient trop précis et trop pointus.
«C’est sûr que si on demande un tissu en particulier, on écarte tous les fournisseurs qui font tous les autres tissus. Je peux comprendre pour les habits de combat de feu et pour les gilets par balle. Mais pour des shorts de cyclistes et des pantalons transformables, je suis certaine qu’on peut trouver d’autres fournisseurs dans la région de Montréal», a estimé Émilie Thuillier.
Elle demande que les services qui assurent l’approvisionnent des vêtements pour les pompiers et les policiers à Montréal «fassent un examen de conscience» pour revoir leurs critères. Elle se demande également s’il faudrait réellement renouveler tout leur matériel aux deux ans, tel que l’exige leur convention collective, mais pas plutôt à l’usage.
Jim Beis a confirmé qu’il s’agissait d’un dossier préoccupant et que ces points dans leurs conventions collectives allaient effectivement être revus à la prochaine négociation. Une politique de vêtements à la Ville de Montréal, tel qu’il l’a promis, pourrait éviter de «faire des ententes-cadre à la pièce» comme ce qui est utilisé actuellement.