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Service postal en zone rurale: Postes Canada poursuit sa révision

FREDERICTON – Le vieil adage voulant que ni la pluie, ni la neige n’empêcheront la livraison du courrier est en voie de devenir caduc, alors que la Société canadienne des Postes poursuit son évaluation de la sécurité des boîtes aux lettres en zones rurales.

En effet, le degré d’enneigement est un des facteurs dont la société d’Etat tient compte dans son évaluation nationale de la sécurité de ce mode de livraison.

Jusqu’à présent, environ 14 000 Canadiens vivant en zone rurale – en majorité au Québec, en Ontario et dans les Maritimes – ont perdu leur boîte aux lettres, longtemps un élément traditionnel du paysage canadien.

Cela représente à peu près 30 pour cent des quelque 47 000 boîtes aux lettres qui ont été étudiées jusqu’à maintenant par Postes Canada, qui entend évaluer la totalité des 843 000 boîtes aux lettres rurales qu’elle dessert, pour répondre aux préoccupations de santé et de sécurité soulevées par ses employés syndiqués.

L’augmentation du volume de la circulation sur bon nombre de routes a rendu la livraison du courrier en milieu rural plus dangereuse, selon Postes Canada, qui tient compte de la distance de visibilité et des conditions routières, lesquelles sont influencées par la météo.

Le processus a fait de nombreux mécontents dans la région de Fredericton au Nouveau-Brunswick, notamment, où près de la moitié des boîtes aux lettres des zones rurales et des banlieues voisines de Fredericton ne répondent pas aux critères de sécurité de la Société d’Etat.

La porte-parole de Postes Canada, Avril Vollenhoven, a déclaré que la Société ne s’attend pas à ce que ce taux d’échec élevé se répète à travers le pays.

Le degré d’enneigement des différentes régions constitue un facteur important, a admis la porte-parole, mais qui n’est pas plus important que le nombre des boîtes postales sur le trajet.

Mme Vollenhoven a tenu à préciser que toutes les personnes dont la boîte postale échoue au test de sécurité ne perdront pas nécessairement leur boîte. Dans certains cas, il sera possible de la déplacer. Mais dans le cas contraire, le consommateur devra utiliser une boîte postale communautaire ou une case postale gratuite.

Des consommateurs et des politiciens soupçonnent Postes Canada de vouloir éliminer le plus de boîtes aux lettres possible en invoquant des préoccupations de santé et de sécurité.

Deborah Bourque, la présidente du Syndicat canadien des travailleurs des postes, partage ces craintes.

Le syndicat est mécontent de ce que Postes Canada n’ait pas impliqué ses membres au niveau local dans l’évalution de la sécurité des routes rurales, a-t-elle dit, ajoutant que le syndicat croit qu’il y a des solutions de rechange à l’élimination pure et simple des boîtes postales.

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